Mon avis sur la présidentielle du 12 juillet 2009

Posté par aep1 le 27 juillet 2009

DECLARATION SUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 12 JUILLET 2009

Le 12 juillet 2009, les Congolais étaient appelés à élire leur Président pour un mandat de sept (7) ans, dans le cadre d’un processus électoral chaotique et vicié, au cours duquel la Constitution et la loi électorale n’ont jamais été respectées par l’un des candidats, M. Denis Sassou Nguesso, Président en exercice qui briguait un nouveau mandat. Pour éviter toute surprise désagréable, le président candidat avait pris soin de choisir ses concurrents via la Cour Constitutionnelle.

J’ai donc été éliminé de la course, pour des raisons bassement politiciennes, car le candidat président qui a une phobie atavique des élections, ne voulait prendre aucun risque, en affrontant un vrai challenger, disposant par ailleurs d’un potentiel électoral sûr et qui lui donnerait du fil à retordre.

Mais l’arbitraire et l’injustice dont l’UPADS, ses militants, ses sympathisants et moi-même avons été victimes, loin d’entamer ma détermination et mon engagement pour le pluralisme démocratique, m’ont au contraire convaincu de la noblesse et du caractère sacré de ce combat dans lequel je me suis investi à la fin des années 80.C’est pourquoi, au sein de mon parti l’UPADS, la vraie victime de ce complot permanent ourdi par le pouvoir, je me suis joint activement aux autres forces démocratiques et patriotiques, notamment aux candidats des partis du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC), pour exiger une élection propre, le 12 juillet 2009.

Malgré toutes les démarches entreprises, le Président Sassou, plus préoccupé par son intérêt personnel que par l’intérêt national, a choisi de faire un passage en force, dans le seul but de se maintenir au pouvoir.Naturellement, l’UPADS, le principal parti de l’Opposition a appelé au boycott du scrutin du 12 juillet 2009, pour ne pas avoir à cautionner cette mascarade électorale. A cet égard, il n’est qu’à relever le caractère fantaisiste et erratique du corps électoral, fixé tantôt à 2.228.000 électeurs par le ministre de l’Administration du Territoire, tantôt à 1.800.000 électeurs par le président de la CONEL puis à 2.078.802 électeurs par le même ministre de l’Administration du Territoire, lors de la publication des résultats, pour se convaincre de la volonté manifeste du pouvoir de frauder.

Pour réaliser cet « hold-up » électoral, les membres de la CONEL tous rattachés hiérarchiquement au ministère de l’Administration du Territoire dont le titulaire est par ailleurs Secrétaire général à la Présidence de la République, les Préfets, Sous-préfets, Chefs de quartiers, Chefs de villages, Maires et Administrateurs-maires, étaient programmés pour assurer la victoire du Président candidat, duquel ils attendaient un retour d’ascenseur, à savoir, le maintien à leurs postes respectifs. Ainsi la falsification des résultats et le bourrage des urnes pour la plupart non scellées, ont transformé ces commis de l’Etat, en grands électeurs !Dès lors, ce scrutin sans règle devenait sans enjeu ou plutôt, son seul enjeu restait la réponse des électeurs à la consigne de boycott donnée par l’UPADS et les candidats des partis membres du Front des partis de l’opposition congolaise. Ainsi, le peuple congolais, la presse nationale et internationale, les acteurs politiques ainsi que les observateurs impartiaux, ont compris que le taux de participation était devenu l’unique enjeu de cette élection majeure.

Si de son côté, le pouvoir et ses lièvres électoraux, ont appelé le peuple à aller voter massivement, l’UPADS et l’Opposition, lui ont demandé de rester à la maison en signe de deuil national. Le pouvoir qui avait mobilisé des moyens humains et financiers de l’Etat pour sa campagne et qui se vantait d’avoir reçu des dons en argent des populations des différentes régions de notre pays, comme contribution à la campagne de son candidat, attendait avec assurance le taux de participation au soir du 12 juillet 2009.

La réponse du peuple congolais au pouvoir a été sans appel, il a choisi de ne pas se déplacer pour voter, les bureaux de vote sont restés partout déserts, donnant ainsi raison à l’Opposition.

En effet, le taux d’abstention, amplifié d’une part par l’invalidation de notre candidature, portée par de nombreux électeurs déçus d’avoir été privés de leur candidat d’autre part, se situe entre 90% et 95%. Il constitue un véritable camouflet pour le pouvoir et son candidat président qui ont été ainsi lourdement sanctionnés. Le plébiscite dont avait rêvé Monsieur Sassou à travers cette pseudo-élection s’est évanoui et s’est transformé en échec politique comme en 1992. Le général président avait rêvé d’Austerlitz, ce fut la Bérézina. Mais où donc sont-elles passées ces foules que l’on nous présentait comme la manifestation de l’attachement au président candidat ? Pourquoi n’ont-elles pas pris d’assaut les bureaux de vote après avoir reçu billets de banque, pagnes, chemises, tee-shirts, casquettes et autres gadgets ? Les caravanes bruyantes, les portraits géants du grand guide, « bâtisseur infatigable » omniprésents sur les panneaux et les façades des immeubles, les banderoles géantes barrant toutes les rues de nos villes et villages, n’ont-ils pas réussi à convaincre les électeurs ? Le message issu des urnes ce 12 juillet est on peut plus clair : le peuple congolais n’accorde plus sa confiance à un régime dictatorial et prévaricateur qui l’affame, entretient la peur et le maintient dans la pauvreté pour mieux l’asservir.

Sous d’autres cieux, le Président Sassou aurait démissionné après un désaveu aussi cinglant.Mais le Général Denis Sassou Nguesso a choisi la fuite en avant, en s’attribuant contre toute évidence et sans vergogne un taux de participation de 66,42% et un score de 78,6% ! Tout ceci est surréaliste et grotesque, au regard des images des télévisions internationales ainsi que celles diffusées par les chaines nationales.L’attitude du Président Sassou ne surprend guère, il est et demeure l’auteur du « coup d’Etat permanent » sous lequel il maintient le Congo depuis 1997 et qui est caractérisé par l’organisation d’élections truquées depuis 2002.

C’est le moment de féliciter le peuple congolais pour le grand courage dont il a fait montre ce 12 juillet 2009, en refusant d’avaliser la mascarade électorale du Président candidat. C’est pour cette raison que dès à présent, que je me tiens debout avec le peuple qui, bravant la peur, se bat avec lucidité et détermination afin de s’approprier son destin.

Enfin, le dialogue entre les forces vives de la nation demeure me semble-t-il, l’unique moyen de réinventer un nouveau consensus national, de conclure un nouveau contrat social afin d’éviter une implosion sociale qui suivrait fatalement, les avertissements réitérés qui viennent du peuple. L’autisme dont fait montre M. Sassou et les siens, ne paient pas en politique comme ailleurs et je rends M. Sassou et son système comme seuls responsables des conséquences regrettables d’une telle attitude.

Vive le Congo!
Vivement la Démocratie!
Fait à Brazzaville le, 22 juillet 2009

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Congo-Brazzaville, le peuple a marché

Posté par aep1 le 16 juillet 2009

L’opposition ne cédera pas à l’intimidation du pouvoir illégitime

Comme on s’y attendait,  le régime de Mpila a communiqué les pseudo résultats de sa mascarade électorale avec un taux de participation digne des standards de tous les systèmes dictatoriaux recensés dans le monde.  Alors que nous étions en meeting au Palais du parlement pour examiner ces résultats, des hommes armés sont venus disperser manu militari notre réunion.

Excédé, le peuple s’est mis dans la rue spontanément pour dénoncer les résultats farfelus communiqués par la voix de son maître, le ministre de l’Administration du territoire. En dépit de toutes les intimidations, le peuple a exprimé son ras le bol face à ce régime désormais illégitime. Des journalistes de la presse internationale ont été agréssés et du matériel détruit.

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Depuis ce jeudi matin, un véhicule d’intervention de la police rempli d’hommes armés a stationné à l’entrée principale de la ruelle qui mène à ma résidence du plateau de 15ans à Brazzaville.

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Discours de Barack Obama au Ghana

Posté par aep1 le 14 juillet 2009

« L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions » 

Le Ghana est le premier pays africains visité par le premier président noir de l’histoire de la première puissance mondiale, j’ai cité, Barack Obama, Président des Etats Unis d’Amérique .

Ce voyage s ‘explique par deux raisons: Le Ghana est aujourd’hui un modèle de développement économique et un exemple de bonne gouvernance.  On se souviendra encore de la mémorable leçon de démocratie qu’ils ont offert à l’Afrique et au reste du monde en réussissant avec brio leur élection présidentielle. Pendant ce temps, au Congo nous continuons à patauger sous la férule d’un dictateur d’un autre siècle, qui a perdu tout sens humain, dont l’unique préoccupation est, s’accrocher au pouvoir pour le pouvoir et par tous les moyens, en recourant à des methodes abjectes, au détriment du peuple.

Les résultats de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, dont il avait prit le soin de m’écarter sont révélateurs. Le peuple l’a désavoué au regard du fort taux d’abstention observé par toutes les sources indépendantes. Le bon sens voudrait qu’il en tire les leçons. Pour paraphraser le Président Obama, « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Une assertion qui devrait interpeller le dictateur de Mpila.

Le discours

obama.jpgCe jour est venu…. Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

C’est la simple vérité d’une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des Etats-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l’homme pour tous les peuples.

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je considère l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté (…). Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel (…) Nous devons partir du principe qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique. Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde.

Après tout, j’ai du sang Africain dans les veines, et l’histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l’histoire de l’Afrique dans son ensemble. Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kenya, et bien qu’il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l’ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kenya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n’était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l’échange inéquitables ; c’était quelque chose que l’on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année. (…) Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l’Afrique.

Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux Etats, en commençant ici au Ghana. Les Africains s’éduquaient et s’affirmaient d’une nouvelle façon. L’histoire était en marche.Toutefois, malgré les progrès obtenus – et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l’Afrique -, nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. (…) Dans de nombreux pays, l’espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d’autres. Il est vrai qu’une carte coloniale qui n’avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l’Occident a souvent traité avec l’Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu’en partenaire.

Cependant, l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie Zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kenya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d’un trop grand nombre de personnes. Or nous savons que ce n’est pas là toute l’histoire.

Ici (…) le peuple Ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie. (…) Ce progrès ne possède sans doute pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s’y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif. (…) C’est une nouvelle période de grande promesse.

Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement Ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d’abord reconnaître une vérité fondamentale, (…) à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C’est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.

Quant aux Etats-Unis et au reste de l’Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous dépensons. (…) Le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd’hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections – il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu.

Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès – des Parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

(…) Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. (…)


Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’Etats ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance (…) et d’isoler ceux qui ne le font pas.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération – le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. (…) Ce continent est riche en ressources naturelles. (…) Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières – ou d’un seul produit d’exportation – a tendance à concentrer la richesse au sein d’une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités. (…) De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent lorsqu’ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu’ils multiplient les industries d’exportation, se dotent d’une main-d’oeuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d’emplois.

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l’Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et aux gouvernements, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services Américains vers l’Afrique. L’aide n’est pas une fin en soi. (…)

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l’énergie. L’Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famines et plus de conflits. Nous avons tous – en particulier le monde développé – le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

(…) Pensez-y : dans l’ensemble de l’Afrique, il existe de l’énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l’énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l’Afrique du Nord ; de la côte de l’Afrique de l’Ouest aux récoltes de l’Afrique du Sud – les dons inépuisables que procure la nature à l’Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d’exporter de l’énergie propre et rentable à l’étranger.

(…) De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l’amélioration de la santé publique.

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l’Afrique. (…) Mais trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. (…)

Or, du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d’infirmiers Africains s’en vont à l’étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

(…) En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d’une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains. (…)

C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

Soyons bien clairs : l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent perpétuellement en guerre. Mais si l’on est honnête, pour beaucoup trop d’Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. (…)

Tous ces conflits pèsent sur l’Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d’ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d’une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l’Afrique devrait être source de force et non facteur de division.

(…) Il n’est jamais justifiable – jamais justifiable – de cibler des innocents au nom d’une idéologie. C’est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C’est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l’ignominie continuelle et systémique du viol. (…) Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées.

(…) Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l’Union Africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d’un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s’avère nécessaire.

Il incombe aux Etats-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision (…). Lorsqu’il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes Africains : ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.

C’est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l’assistance technique et l’appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l’Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des Etats-Unis, de l’Afrique et du reste du monde.

Traduction fournie par le département d’Etat Américain

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Déclaration de l’Upads relative à la présidentielle du 12 juillet 2009

Posté par aep1 le 11 juillet 2009

 

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UNION PANAFRICAINE POUR                                              Liberté* Solidarité* Progrès

LA DEMOCRATIE SOCIALE                                                   

             U.PA.D.S

  CONSEIL NATIONAL

  BUREAU POLITIQUE

SECRETARIAT NATIONAL

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             DECLARATION DE L’UPADS RELATIVE A L’ELECTION  PRESIDENTIELLE

                                          Du 12 JUILLET 2009

La Conférence Nationale Souveraine avait relancé la démocratie congolaise après une parenthèse sanglante de plus de 27 ans. C’est dans ce cadre que le Président fondateur de I’UPADS, le Professeur Pascal LISSOUBA accède à la magistrature suprême, à la suite d’un processus électoral libre et transparent, organisé par une commission électorale véritablement indépendante. Le Congo, croyait- on, avait définitivement inscrit son nom dans l’histoire.

Hélas Cinq (5) ans plus tard, le coup d’état particulièrement sanglant du 5 juin 1997, aboutit au départ en exil du Président LISSOUBA et de ses principaux collaborateurs. Depuis lors le Congo vit un véritable cauchemar sous le règne de celui qui avait choisi les armes pour reprendre le pouvoir. Présenté au départ par ses partisans comme le libérateur, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a finalement montré tout à la fois son vrai visage, le caractère tyrannique de son régime et une soif inextinguible de pouvoir.

 Sous son régime, la loi, sa loi sert à exclure, à brimer, à humilier. Les Partis politiques ne sont tolérés que quand ils lui font allégeance. Tous les médias publics et ceux de ses amis sont caporalisés et accompagnent ce processus anachronique de retour au monopartisme. Les élections qu’il organise ne sont que parodies et simulacres, car elles n’obéissent à aucun standard international en la matière. Les scrutins de 2002, 2007 et 2008 ont montré l’incapacité atavique de ce régime à organiser une vraie élection, convaincu qu’il ne peut en gagner une seule qui soit transparente.

Victime du coup d’état de 1997, I’UPADS, notre Parti, n’a pas pour autant disparu avec le départ en exil de son Président. Il a vécu dans la clandestinité avant d’apparaître par éclipses à partir de l’an 2000.

En décembre 2006 en effet, I’UPADS tient son 1er Congrès Extraordinaire à Brazzaville au grand étonnement et à la stupéfaction du pouvoir de Brazzaville qui ne croyait guère à sa résurrection. La réussite de ce Congrès qui marque le retour de I’UPADS sur l’échiquier politique congolais a obligé les officines du pouvoir à revoir leurs stratégies de maintien  au pouvoir.

Consciente de sa force, I’UPADS avait décidé lors de ce Congrès,  de repartir à la conquête du pouvoir par les urnes comme elle y était arrivée en 1992. En prenant cette option fondamentale, I’UPADS s’insérait  dans le cadre du jeu institutionnel pourtant encore parfait. Ainsi, elle montrait sa bonne volonté de participer au processus, de réconciliation et de reconstruction nationale en cours.

Cette stratégie dictée par la raison et le souci de l’intérêt national lui a valu paradoxalement les pires injustices et les humiliations les plus diverses. Tour à tour, le pouvoir à suscité la création d’une UPADS fond jaune qu’il entretient, privant ainsi  le Parti de trois (3) sièges à l’Assemblée nationale,  a confisqué son siège social, en se servant de son appareil judiciaire. Et comme si cela ne suffisait pas, il a poussé l’outrecuidance en invalidant la candidature de Ange Edouard POUNGUI, le candidat de I’UPADS à l’élection présidentielle, tant redouté. Ces actes injustes contre I’UPADS, principal obstacle à la stratégie du retour au monopartisme menacent gravement la paix, l’unité nationale et la démocratie.

Face à toutes ces provocations, I’UPADS longtemps présentée comme un Parti guerrier, a fait preuve d’une extraordinaire retenue. Cette attitude responsable, parfois décriée par ses militants, qui ne saurait être considérée comme une faiblesse, prouve au contraire l’attachement de notre Parti aux valeurs de paix, de cohésion nationale et de démocratie.

Exclue du scrutin présidentiel de 2009, I’UPADS pensait pouvoir montrer sa loyauté au Front des Partis de l’Opposition en donnant une consigne de vote favorable aux candidats des Partis dudit Front. Mais, cette consigne apparaît inutile dans une élection truquée comme l’est déjà celle du 12 juillet 2009. En effet, tous les observateurs s’accordent à dire que le 12 juillet sera un non événement qui n’apporte aucune réponse aux problèmes des congolais. Cette mascarade d’élection plongera notre pays le Congo dans une profonde incertitude et monsieur Denis SASSOU NGUESSO n’y puisera aucune légitimité.

Par conséquent, I’UPADS appelle ses militants et ses sympathisants à considérer le 12 juillet 2009 comme un jour contre la démocratie et donc un jour de deuil national.

C’est pourquoi après analyse de la grave situation ainsi créée, et en rappelant que le vote n’est un devoir civique qu’en démocratie, la direction du Parti les invite les militants à rester chez eux pour ne pas cautionner une opération dont ils seront avec d’autres compatriotes les véritables victimes. Cet appel s’adresse à tous les démocrates patriotes congolais, conscients des risques de fracture nationale que monsieur Denis SASSOU NGUESSO fait courir au pays tout entier.

Or, à l’évidence le régime de monsieur Sassou est une dictature dont la seule légitimité est celle acquise en 1997 par les armes. Cette dictature est seule responsable de la confiscation des libertés et des droits fondamentaux des citoyens.

Au-delà de cet appel, I’UPADS s’engage dès à présent dans une profonde réflexion sur le moyen de canaliser la forte aspiration de notre peuple à la démocratie et au changement clairement exprimés tout au long des processus électoraux chaotiques organisés par le pouvoir.

Au reste, une nouvelle page du combat politique dans lequel s’inscrit notre Parti, s’ouvre au lendemain de cette élection. Loin de se refermer sur eux-mêmes les militants de l’UPADS doivent se montrer plus déterminés car il leur incombe, avant les autres citoyens, le devoir historique d’instaurer démocratie au Congo.

 Fait à Brazzaville, le 10 juillet 2009

  Pour I’UPADS,

  Le Secrétaire Général

  Pascal TSATY-MABIALA

 

 

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Les vidéos de ma conférence de presse du 24 juin 2009

Posté par aep1 le 2 juillet 2009

Mon conseil juridique a introduit une réclamation

Comme je l’ai toujours soutenu, l’éviction de ma candidature à la présidentielle de 2009 est une décision non pas juridique, mais hautement politique. Il s’est agit purement et simplement d’écarter le candidat de l’Upads de cette compétition et partant, de la scène politique nationale.  L’injustice est tellement criarde que mon équipe a décidé d’introduire une reclamation auprès de la cour constitutionnelle.

Mon avocat Maître Bernard Amédée Nganga accompagné de mon directeur de campagne  Joseph Ouabari et de l’un de mes porte-paroles, Jacques Moanda Mpassi, ont ainsi entreprit cette démarche.

Explications de Maître Bernard Amédée Nganga

http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1123#com

Le film de la Conférence de presse

Interventions Ange-Edouard Poungui et Pascal Tsaty Mabiala. 1ère partie

http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1122#com

Interventions de Marion MANZIMBA, Bonaventure Mizidi et Capitaine Pandi Ngouari. Partie 2.

http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1121#com

Interventions de G.R Kinfoussia et Engambé Nganguios. Partie 3.

http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1120#com

Conclusion et mot de fin de A.E Poungui. Partie 4.

http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1119#com

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La Conférence de presse du 24-06-09 à mon domicile

Posté par aep1 le 25 juin 2009

UNION PANAFRICAINE POUR LA DEMOCRATIE SOCIALE

Chers internautes,

1aepconfdepresse.jpgJ’ai tenu ce mercredi 24 juin 2009 à mon domicile sise 1364, rue Loufou au Plateau des quinze ans à Brazzaville, entouré de quelques candidats à la présidentielle de 2009 dont les dossiers ont été validés, une conférence de presse devant une assistance nombreuse.

Ces compatriotes avaient tenu, par leur présence à me témoigner leur solidarité et leur sympathie. Ce sont : Marion Mandzimba, Guy Romain Kinfoussia, Clément Mierassa, Bienvenue Mizidy, Anguios Nganguia Engambe, Mpandi Ngouari.

Tous ont pris la parole soit pour compléter mes réponses aux questions de la presse, soit pour exprimer de vive voix leur soutien. Ndzon Mathias en déplacement à l’étranger, était représenté. Quant à Nick Mfila et Miokono ils se sont excusés car en déplacement à Pointe Noire. Nguitoukoulou, et Ngouolali, deux candidats recalés comme moi, étaient également représentés.

 Mot introductif

- Mesdames et Messieurs,

- Chers invités,

J’aurais voulu prendre la parole devant vous ce jour pour vous présenter mon projet de société. C’est ce que j’avais prévu dans mon programme avant l’invalidation de ma candidature par la Cour Constitutionnelle.

C’est donc cette épreuve qui constituera la trame de notre discussion de cet après-midi. La tentation de répondre aux arguties de la Cour Constitutionnelle est très grande chez moi, je vous l’avoue, mais j’essaierai de m’en préserver pour porter mon attention sur l’essentiel, à savoir le combat pour la démocratie.

Mesdames et Messieurs,

La Cour Constitutionnelle affirme que je n’aurais pas de résidence permanente pour avoir produit trois adresses différentes je serais donc un « sans domicile fixe ». Qu’en est-il en réalité ? La première adresse est le 1364 rue Loufou Plateau des 15 ans à Brazzaville, c’est-à-dire ici où nous nous trouvons présentement. C’est cette adresse que vous trouverez dans tous mes documents officiels. La seconde adresse est le 364 Loufou au Plateau des 15 ans à Brazzaville. Vous remarquerez qu’il s’agit de la même si ajoutant le chiffre 1 devant. Quant à la troisième, c’est le 360 rue Bassandza au centre ville. C’est une adresse qui m’a été attribuée à tort car elle m’est totalement étrangère et je ne comprends pas comment ces erreurs matérielles se sont glissées dans mon dossier de candidature. Mais comme le diable est dans le détail, la Cour s’est saisie de ces broutilles sans vérification, pour prendre une décision aussi grave.

Plus loin, elle affirme que je me suis soustrait à l’obligation de résidence ininterrompue pendant vingt quatre mois avant l’élection, pour invalider ma candidature. Je constate d’ailleurs que la Cour assimile facilement la résidence interrompue à la présence interrompue pour justifier l’injustifiable. Si j’avais été le seul à rompre cette véritable auto assignation à résidence, je n’aurais pas élevé la moindre protestation. Or, de notoriété publique, tous les candidats retenus par la Cour Constitutionnelle ont violé cette obligation et chacun peut le vérifier à l’aéroport ou au beach. Cette décision m’excluant de la course à la présidence de la République est donc arbitraire et injuste. C’est une décision politique prise en haut lieu et exécutée par la Cour Constitutionnelle plus que jamais installée dans un rôle de coupeur de têtes et d’instrument au service exclusif du pouvoir et non d’une gardienne des libertés fondamentales et individuelles, comme le stipule la Constitution du 20 janvier 2002.

Des observateurs  sérieux auront remarqué que la Cour Constitutionnelle n’a pas hésité à proroger, de son propre chef,  alors que c’est une prérogative dévolue au gouvernement, le délai de dépôt de cinq (5) jours pour rattraper l’intrus POUNGUI dont le dossier contenait pourtant, eh ! Oui, le fameux certificat de résidence qui n’était pourtant pas exigé par la loi, comme le révèle la lecture du formulaire de candidature délivré par la Direction Générale des Affaires Electorales aux candidats. Ce délai que s’est octroyé la Cour Constitutionnelle lui a permis précisément d’exécuter la sentence de la mise à mort politique de POUNGUI à qui on exigeait un nouveau certificat de résidence, en tous points semblables au premier, à la différence notoire que celui-ci devrait être signé par les administrateurs maires plus politisés (membres du PCT) après vérification des passeports des impétrants.

En réalité, la décision de la Cour Constitutionnelle me concernant, n’est que l’aboutissement et l’achèvement d’un processus engagé par un Pouvoir haineux à l’égard de l’U.PA.D.S et de son Président  dont vous savez qu’il est maintenu en exil depuis bientôt dix (10) ans. Par ailleurs, qui ne sait pas que le siège de l’U.PA.D.S qui abrite le magasin ASIA-CONGO est confisqué par la Justice pour priver le parti de quelques subsides ? Que dire du vol perpétré sur les sièges des députés à Nkayi et à Mossendjo au profit du pouvoir par l’administration ? Jacques MOUANDA MPASSI et Emmanuel BOUNGOUANZA ont été privés de leurs victoires. Qui n’a pas vu dans les querelles intestines à l’U.PA.D.S la main du pouvoir dont les barons étaient récemment présentés au congrès de l’U.PA.D.S dit « fond jaune » ?

Ce qui pouvait être regardé  comme normal dans une compétition politique encadrée par les règles consensuellement acceptées, apparaît aujourd’hui sans masque. C’est la violence à l’état pur. Gouverner et s’incruster au pouvoir par la violence et la terreur, telle est la devise du Pouvoir de Brazzaville.

En ce qui me concerne, ma détermination à porter le combat pour la démocratie est intacte. Ma personne dans cette affaire ne compte pas, le Congo est ma priorité et la démocratie, le sens de ma vie. Aujourd’hui plus que jamais, victime de l’arbitraire et de l’intolérance, je mesure ce que les générations futures pourraient payer pour nos lâchetés ou nos renoncements d’aujourd’hui. Au sein de mon parti et à côté de toutes les forces démocratiques de mon pays, je me battrai pour que règne la justice et la démocratie dans mon pays.

Mesdames et Messieurs,

Je suis habité par un sentiment de honte pour mon pays dont l’élite se comporte comme des commerçants. La Cour Constitutionnelle du Niger vient d’apporter le témoignage d’une Afrique en pleine renaissance, d’une Afrique où la loi du plus fort est bannie au profit de la loi tout simplement. C’est pourquoi, le combat pathétique  que mène le Pouvoir de Brazzaville pour se maintenir au trône en usant des méthodes anachroniques est perdu d’avance. Le Congo n’échappera pas à l’avancée inexorable de la démocratie, elle qui a permis à un Noir de devenir Président de la première puissance du monde, j’ai cité les USA. Oui, Mesdames et Messieurs, Barack OBAMA est le fruit  de la démocratie.

Je suis ouvert à toutes les questions.

Je vous remercie.

Brazzaville, le 24 juin 2009

Ange Edouard POUNGUI
Vice -Président de l’UPADS, ancien Premier Ministre

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Congo-Brazza, Sassou a invalidé la candidature de l’UPADS

Posté par aep1 le 19 juin 2009

Déclaration du Comité de Soutien de Ange-Edouard POUNGUI


Alors que le jour se lève à peine,  la nouvelle de l’invalidation du candidat de l’UPADS , l’homme le plus craint par SASSOU, l’unique qui était véritablement capable de le battre même dans les conditions actuelles, Ange Edouard POUNGUI, enfle à Brazzaville.

Gérard BITSINDOU, Président de la cour constitutionnelle, mais manœuvrier historique et homme de basse besogne de toujours de SASSOU, a osé franchir le rubican. C’est officiel : la candidature de Ange Edouard POUNGUI a été invalidée, en même temps que celle de MOUKOUEKE, NGOUOLALI et GUITOUKOULOU.

Nous l’avions annoncé cette apologie de l’absurde, il est donc inutile de refaire ici l’exégèse de cette ignominie, ni de perdre du temps à expliquer que les trois autres invalidations n’ont été prononcées que pour masquer la décision politique de SASSOU d’écarter le candidat qui l’aurait battu à plate couture. L’essentiel demeure le changement. Le combat continue donc. Et il doit se poursuivre plus âprement encore.

En attendant que l’UPADS décide officiellement de la forme que devra désormais prendre ce combat, il faut que la détermination de barrer la route à SASSOU, de faire échouer le hold up électoral qui s’annonce et son coup d’Etat permanent demeure totale. Seul ne devra changer que  la stratégie à adopter.

A ceux qui voyaient dans POUNGUI le lièvre électoral de SASSOU, que Dieu vous pardonne votre pêché de l’esprit, et puisse cette décision arbitraire nous aider à taire nos querelles inutiles pour enfin agir à l’unisson.

 A ceux qui vont trouver dans cette invalidation de la candidature de POUNGUI une source de jouissance, sachez que ce n’est pas tant l’ambition d’un homme qui a été stoppée nette, car il en a eu des heures de gloire dans sa vie, mais l’espoir de tous ceux croient au combat légitime de l’UPADS : restaurer une vraie démocratie au CONGO.

A ceux qui campent dans le pessimisme, la résignation ou l’indifférence, il ne faut pas oublier qu’il s’agit le 12 juillet de voter non pas pour 7 ans de plus pour SASSOU, mais pour une confiscation du pouvoir à vie par lui et son clan. Car il s’agira pendant ce mandat de réunir les conditions d’une succession réussie comme l’a tant espéré feu BONGO ODIMBA.

 Le comité de soutien AEP

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Dépot des candidatures pour la présidentielle de 2009

Posté par aep1 le 18 juin 2009

Je suis à jour

Lorsque nous avons déposé notre dossier de candidature pour la présidentielle de 2009 , il nous a été délivré un récépissé de dépôt  indiquant que notre dossier était complet.  Par la suite, alors que la date butoir était dépassée, nous avons appris par un  communiqué qu’il manquait une pièce au dossier, la fameuse « attestation de résidence ininterrompue ».

Après moult tractations, je tiens à vous informer chers démocrates, militants, sympathisants, cadres du parti et diverses personnalités, que je suis à jour, j’ai pu déposer la fameuse attestation dans les temps.

Ensemble, redonnons une chance au Congo et  C’est le moment !

Ange- Edouard Poungui

Ancien Premier ministre, Candidat à  l’élection présidentielle au Congo Brazzaville

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Apologie de l’absurde !

Posté par aep1 le 15 juin 2009

Le pouvoir de Brazzaville n’a pas fini de surprendre. Nous apprenons avec stupeur qu’après avoir reçu les 17 candidatures pour l’élection présidentielle du 11 juillet 2009 au Congo, la cour constitutionnelle de Brazzaville exige à chacun des candidats, après la date limite de dépôt des dossiers, « une attestation de résidence ininterrompue » dont personne ne sait quelle administration la délivre.

Non, vous ne rêvez pas : ce document que personne n’a présenté, pas même Denis SASSOU-NGUESSO, ne figure pas dans la liste officielle des pièces à fournir. Et pour rendre la chose encore moins compréhensible, cette pièce fantôme doit être déposée au plus tard le mercredi 17 juin à 12 heures 00.

L’apologie de l’absurde ! Certainement aussi l’absurde à son apogée. Car cet épisode qui sent fort la banane nous rappelle à quel point notre plongée dans la bananeraie est profonde. Une république a beau être bananière, elle peut se passer de franchir les limites du ridicule et l’aire de la crédibilité.

Il ne nous reste plus qu’à espérer que les candidats de la vraie opposition vont mener à cet égard une action collective et concertée.

C’est ainsi que je lance ici un appel solennel à tous les amis de la démocratie, à tous les amis du Congo, pour dénoncer avec vigueur cette minable espièglerie qui confine à la chasse aux poux.

Didier Mahouèle ma Makita

Porte-parole

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Mon interview sur RFI

Posté par aep1 le 14 juin 2009

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Extrait de mon entretien avec la journaliste Catherine Ninin de  Radio France Internationale à Paris

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