Audience ce mardi 6 Octobre au tribunal de grande instance de Brazzaville

Posté par aep1 le 6 octobre 2009

Congo /Justice

Nous attaquons en annulation pour abus de pouvoir, la décision qui nous interdit de voyager

Le général Ngouolondélé et moi-même avons pris  l’initiative, en accord avec notre conseil maître Amédée Nganga, d’ester en justice et attaquer en annulation, pour abus de pouvoir et pour non respect de la présomption d’innoncence, la décision qui nous interdit de sortir du pays ou de Brazzaville.

Nous sommes donc convoqués à cet effet au tribunal de grande instance de Brazzaville ce mardi 6 Octobre 2009, date à laquelle et censée s’ouvrir cette audience.  Comme aucune décision écrite ne nous a jamais été  opposée jusqu’à ce jour, nous attaquons l’officier de la police des frontières de l’aéroport de Maya Maya, le colonel Dinga Cyril, qui nous l’a notifiée verbalement.

En effet, comment peut-on nous empêcher de jouir de notre liberté d’aller et venir, sans nous avoir préalablement mis en examen?

A supposer même que nous soyons absents au procès que le pouvoir se prépare à intenter contre nous, nous ne pourrions pas  échapper à la justice puisque nous serions dans cette hypothèse, condamnés par contumace ! Quant à la procédure relative à la marche du 15 juillet, après les auditions devant la commission conduite par le général Moukoki, nous sommes sans nouvelles des suites que le pouvoir entend lui donner. Le retour de M. Sassou Nguesso, permettra sans doute d’en savoir un peu plus, d’autant que le centre de décision de toute cette affaire est le conseil national de sécurité, dirigé parDominique Okemba sous la houlette de son oncle Sassou lui-même.

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Déclaration de la Coordination U.PA.D.S France Europe

Posté par aep1 le 29 septembre 2009

Déclaration de la Coordination U.PA.D.S France Europe suite aux restrictions des libertés dont sont victimes les membres du  Front des Partis de l’opposition Congolaise à Brazzaville

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La coordination U.PA.D.S France-Europe qui suit avec attention la situation politique au Congo Brazzaville se dit fortement préoccupée par les graves dérives autoritaires et autres violations des libertés et droits fondamentaux des citoyens dont sont victimes les membres du Front des Partis de l’opposition Congolaise à Brazzaville.

Cette attitude rétrograde du pouvoir du clan SASSOU et alliés à l’égard des membres du Front des Partis de l’opposition congolaise établit nettement que, non seulement Mr SASSOU, pourtant déclaré élu président de la république du Congo à plus de 78 % par sa cour constitutionnelle, ne croit pas en sa propre victoire, mais encore le scrutin présidentiel n’a été que pure mascarade, organisée par un gouvernement et une commission électorale aux ordres de SASSOU pour garantir un passage automatique de ce dernier dès le premier tour.

Alors que les populations congolaises, déjà profondément meurtries par la misère que le clan SASSOU leur impose depuis le coup d’Etat du 5 juin 1997, attendaient du Président «  réélu «  des réponses claires aux grands défis du pays, le pouvoir de SASSOU s’engage dans une minable fuite en avant, au nom d’une imaginaire atteinte à la sûreté d’Etat qui serait survenue lors de la marche pacifique de l’opposition le 15 juillet 2009 à Brazzaville.

Jamais, avec le clan SASSOU, le Congo Brazzaville n’aura tant souffert du manque d’unité et de réconciliation nationale, malgré les professions de foi de SASSOU dans la plupart de ses déclarations. Lors de son investiture le 15 août dernier, Monsieur SASSOU s’est engagé devant le peuple congolais et l’opinion internationale à garantir les libertés individuelles et collectives après s’être félicité du climat de paix qui a prévalu avant, pendant et après l’élection présidentielle. Dans la même déclaration, Monsieur SASSOU a dénoncé les antivaleurs, le manque d’éthique morale et a promis ne plus travailler  avec les magouilleurs.

Aujourd’hui, force est de constater que les libertés individuelles et collectives ne sont pas du tout garanties et que l’ancienne équipe gouvernementale qualifiée  d’inefficace a presque été reconduite. Les prétendus alliés de toutes obédiences du clan SASSOU ne tirent de cette nouvelle équipe que d’infimes et faibles portions congrues alors qu’il était convenu au travers d’accords signés entre ces parties qu’au-delà de la victoire de SASSOU, le pouvoir serait convenablement partagé, un vrai marché de dupes.

    Aux cotés des forces patriotiques congolaises qui œuvrent pour un changement de régime au Congo Brazzaville, la Coordination U.PA.D.S France Europe exprime pour deux raisons qu’elle estime majeures, son soutien à la marche démocratique du 15 juillet 2009 à Brazzaville. D’abord, cette marche venait en protestation au refus du pouvoir d’entériner une réunion en salle de l’opposition autorisée par le Préfet de Brazzaville. Ensuite, dans un climat de fraude électorale dont le pouvoir s’était rendue maître, la marche était une occasion pour les forces démocratiques de rejeter le holdup up électoral Monsieur SASSOU ;
                       
A ses camarades de lutte, Ange Edouard POUNGUI, Pascal TSATY MABIALA, Jacques MOUANDA -MPASSI, Mathis DZON, Guy Romain KINFOUSSIA , Emmanuel NGOLONDELE, Marion MANDZIMBA, Madame Aimé GNALY MAMBOU, Clément MIERASSA, Jean Paul BOUITY, Elo DACY, Paul DIHOULOU, Paul Marie MPOUELLE, Maître Ambroise Hervé MALONGA, Bonaventure MBAYA et autres membres du Front des partis de l’opposition congolaise que le clan SASSOU voudrait réduire en hommes sans droits, la Coordination U.PA.D.S France Europe exprime sa totale solidarité. Aussi dénonce- t-elle avec vigueur les méthodes d’intimidation et anti démocratiques du clan SASSOU qui visent à museler l’opposition afin de se donner des voies libres pour la poursuite du pillage du Congo à son seul profit et élargir l’enracinement du clan SASSOU dans les rouages de l’Etat.

La Coordination U.PA.D.S France Europe met en garde le pouvoir de Brazzaville sur les conséquences incalculables que pourraient générer son obstination à maintenir les membres du Front de l’opposition congolaise dans la situation de non droit dans laquelle ils sont  placés à Brazzaville. Elle condamne par ailleurs les lâches violences policières enregistrées lors de la marche et les représailles de toutes sortes qui s’en sont  suivies.

Aux populations congolaises au nom desquelles le Front des Partis de l’opposition congolaise mène son combat, la Coordination U.PA.D.S France Europe recommande davantage de vigilance, de courage et de conscience politique pour travailler à se débarrasser d’un pouvoir incapable et arrogant qui perd du temps à toute une nation, n’ayant jamais réalisé que le monde d’aujourd’hui est un monde de progrès.

Enfin, de la communauté internationale, particulièrement les USA, l’Union Européènne et l’Union Africaine, la Coordination U.PA.D.S France Europe exige plus d’attention vis-à-vis du Congo Brazzaville, un pays pris en tenaille par un clan au pouvoir, irrespectueux des engagements internationaux en matière de démocratie de droits de l’homme et de bonne gouvernance au profit du maintien au pouvoir dudit clan.

Fait à Paris
Le 27 septembre 2009

Pour la Coordination U.PA.D.S France Europe

Anges Eugène MABIALA

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Je suis convoqué à la gendarmerie nationale ce lundi 21 septembre 2009

Posté par aep1 le 19 septembre 2009

Depuis le 14 août 2009 comme vous le savez, je suis assigné à résidence de fait avec une interdiction de sortie du territoire congolais y compris à l’intérieur du pays. Une interdiction rigoureusement appliquée mais jamais notifiée par un texte quelconque.

Voici, je viens de recevoir une convocation de la gendarmerie nationale pour ce lundi 21 septembre 2009.

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J’ai été inderdit d’embarquer pour Dolisie où se tient une reunion du Bureau politique de l’Upads

Posté par aep1 le 5 septembre 2009

LE REGIME POURSUIT SON ACHARNEMENT

Le régime dictatorial et illégitime de Brazzaville m’a de nouveau empêché de prendre mon avion ce vendredi 4 septembre pour Dolisie, troisième ville du pays, au sud ouest du Congo-Brazzaville.

Dolisie, bastion de notre parti abrite en effet à compter de ce samedi 5 septembre une réunion du Bureau politique de l’UPADS.  Même le Secrétaire Général de notre parti, Pascal Tsaty Mabiala qui pourtant est député à l’Assemblée nationale s’est vu frappé par cette mesure d’entrave à la liberté de circuler, y compris à l’intérieur du territoire national. Et à chaque fois, le mode opératoire demeure le même, pas de note ou de texte écrit pour notifier cette interdiction, tout est verbal. Ceci confirme de facto mon assignation à résidence de fait.

Nous prenons à témoin la communauté internationale face à ces pratiques d’un autre âge, propres aux systèmes dictatoriaux, tel que l’incarne le régime du Congo-Brazzaville.

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Posté par aep1 le 28 août 2009

Ange-Edouard POUNGUI                                                                                                    Brazzaville, le 26 août 2009         

1364 rue Loufou

Plateau des 15 ans

Brazzaville – République du Congo___________________________________________________________________________________________________


                                                                                                                     Monsieur Alain AKOUALA ATIPAULT

                                                                                                                    Ministre de la Communication, Porte-parole du

                                                                                                                    Gouvernement, Chargé des Relations avec le Parlement

                                                                                                                     Brazzaville – République du Congo

 

Monsieur le Ministre,

Répondant aux questions d’un journaliste de RFI  le 15 août 2009, vous avez expliqué qu’une mesure d’interdiction de sortie du territoire national était prise à l’encontre des « hommes politiques congolais de tous bords à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance de notre pays  (sic)». Votre déclaration était censée justifier l’interdiction de sortir du Congo dont j’ai été l’objet ce 14 août 2009.

Rassuré par votre déclaration aguichante, le dimanche 16 août 2009 soit 24 heures environ après les festivités sus citées, j’ai essayé une nouvelle fois de voyager. Malheureusement à l’aéroport Maya-Maya, l’officier de la Police de l’air m’a signifié que la mesure m’interdisant de voyager n’était toujours pas rapportée. J’ai essuyé un troisième refus le 23 août 2009. A cet égard, je me permets de vous faire observer que cette interdiction et les raisons qui la justifient, ne m’ont jamais été formellement notifiées, les officiers chargés de son exécution se contentant de répéter qu’ils exécutaient les ordres reçus de leur hiérarchie. Pourtant le 18 août 2009, mon conseil, maître Bernard Amédée N’Ganga, a adressé une correspondance au colonel Obara, directeur général de la Sécurité d’Etat, aux fins d’obtenir de plus amples explications au sujet de cette mesure injustifiée. Cette correspondance est demeurée sans réponse jusqu’à ce jour.

Ce 25 août 2009, RFI a de nouveau rapporté vos propos selon lesquels, l’interdiction de voyager hors du territoire national dont je suis la victime, serait fondée sur l’ouverture d’une enquête me concernant, à la suite de la marche pacifique que l’Opposition dont je suis, avait organisée le 15 juillet 2009 à Brazzaville.

Face à des explications aussi contradictoires que fantaisistes, je vous saurais gré de me donner une bonne raison de croire plutôt à la première version qu’à la seconde car, les festivités du 15 août sont bel et bien derrière nous, tandis que jusqu’à ce jour, aucune convocation ou ordonnance ne m’a été adressée aussi bien par la Sécurité d’Etat que par M. le procureur de la République. J’en déduis donc que ma présence forcée à Brazzaville est une assignation à résidence de facto, par conséquent arbitraire.

Monsieur le ministre,

C’est le moment d’appeler votre attention qu’en vertu des articles 2 et 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, en vertu des articles 2 et 12 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 26 juin 1981, et en considération des  articles 8, 9, 16 et 21 de la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002, je vous saurais gré de bien vouloir me communiquer le texte de loi, ou l’ordonnance sur lesquels vous vous êtes appuyé, pour bâtir vos explications spécieuses sur les antennes de RFI. A défaut, je tiendrai l’Etat pour responsable des violations flagrantes de la Constitution et des textes internationaux, pour harcèlement sur ma personne et propagation de fausses nouvelles.

Aussi, sans réponse de votre part sous huitaine, devant l’arbitraire et fort de mon bon droit, serais-je dans l’obligation d’ester en justice, avec constitution de partie civile, pour violations répétées de mes droits, abus de pouvoir, persécution et privation de liberté.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération très distinguée.

                                                                                                  Ange-Edouard POUNGUI,

                                                                                                   Ancien Premier Ministre

                                                                                                  Vice-président de l’UPADS

                                                                                                            

CC. : Me Bernard Amédée N’Ganga

P.J. : extraits de :

-  la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948

-  la Charte Africaine des Droits de l’Homme  et des Peuples du 26 juin 1981

-  la Constitution congolaise du 20 janvier 2002

 

                                                   Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948

Article 2Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international, du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 13. 1° Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

                   2° Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

 

                                                   Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 26 juin 1981

Article 2

Toute personne a droit à la jouissance des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente Charte sans distinction aucune, notamment de race, d’ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Article 12

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Ce droit ne peut faire l’objet de restrictions que si celles-ci sont prévues par la loi, nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la moralité publique.

3. Toute personne a le droit, en cas de persécution, de rechercher et de recevoir asile en territoire étranger, conformément à la loi de chaque pays et aux conventions internationales.

4. L’étranger légalement admis sur le territoire d’un Etat partie à la présente Charte ne pourra en être expulsé qu’en vertu d’une décision conforme à la loi.

5. L’expulsion collective d’étrangers est interdite. L’expulsion collective est celle qui vise globalement des groupes nationaux, raciaux, ethniques ou religieux.

 

                                                  Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002

ARTICLE 8 : Tous les citoyens sont égaux devant la loi. Est interdite toute discrimination fondée sur l’origine, la situation sociale ou matérielle, l’appartenance raciale, ethnique ou départementale, le sexe, l’instruction, la langue, la religion, la philosophie ou le lieu de résidence, sous réserve des dispositions des articles 58 et 96. La femme a les mêmes droits que l’homme. La loi garantit et assure sa promotion et sa représentativité à toutes les fonctions politiques, électives et administratives.

ARTICLE 9 : La liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit.

ARTICLE 16 : Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national. Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir.

ARTICLE 21 : L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation.

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COMMUNIQUE

Suite à l’émoi suscité par l’arbitraire assignation à résidence de l’ancien Premier Ministre et Vice-président de l’UPADS  Ange -Edouard POUNGUI et les autres leaders du Front Uni de l’Opposition Congolaise à Brazzaville, par l’illégitime et dictatorial régime mal élu de Brazzaville, Paris se mobilise, un Comité de crise a été mis sur pied dans la capitale française. Il se réunira ce dimanche 30 août 2009 à Aubervilliers,  pour définir les actions et les modalités pratiques de son fonctionnement.

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Congo Brazzaville: Le discredit du gouvernement

Posté par aep1 le 26 août 2009

Sassou peut voyager mais pas les opposants

Pendant qu’il assigne  abusivement à résidence les leaders de l’opposition, le dictateur de Mpila qui estime avoir plus de droits que les autres congolais s’est offert un voyage en Espagne…  Pendant ce temps, ses ministres passent leur temps à se contredire, frisant le ridicule sur les raisons de leur acharnement en multipliant les prétextes fallacieux.

Hier , ils évoquaient le défilé de la fête nationale du 15 aoùt 2009 , maintenant ils prétextent une enquête…

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L’acharnement du pouvoir

Posté par aep1 le 17 août 2009

JE SUIS ASSIGNE A RESIDENCE

Ce dimanche soir 16 aôut 2009, j’ai fait l’objet d’une nouvelle interdiction  de voyager, sur un autre vol d’Air France. A l’aéroport, il m’a été signifié que la mesure m’interdisant de voyager n’était pas encore levée. Or, comme vous l’avez entendu de la bouche du Ministre congolais de l’Information Alain Akouala sur RFI, cette mesure aurait dû être levée au lendemain de la fête nationale, soit ce 16 aout.

Il m’a donc été conseillé de me renseigner auprès de la Direction Générale de la Sureté du Térritoire où il y a une permanence même le dimanche. A mon collaborateur qui s’y est rendu, il lui a été conseillé de s’adresser au Secrétariat du Conseil National de Sécurité dont le Secrétaire Général n’est autre que Dominique Okemba tandis que la présidence est assurée par M. Sassou lui-même. Ici, il  a été conseillé à mon émissaire de s’adresser au colonel Obouandé signataire de la note listant les personnalités interdites de sortir et sur laquelle se fonde la police des frontières, pour m’empêcher de voyager. Ce colonel était bien évidemment absent, donc injoignable.

Tout porte à croire que je suis donc  assigné à résidence , sans motif, comme dans toute bonne république bananière qui se respecte…

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MISE AU POINT AU WEBMASTER DU SITE INTERNET LE MOUSTIQUE

Posté par aep1 le 14 août 2009

Monsieur le webmaster du site Internet le Moustique,

Dans un tract paru sur votre site, ce 12 août 2009, l’auteur qui se cache derrière le pseudo de « Mwana niaou », allègue que je serais « à quelques mètres du poste de Premier ministre de Sassou V ». Il affirme que « tout le monde en parle à Brazza la verte ». Et, pour donner un peu de vraisemblance à son affabulation, il va jusqu’à prétendre que je serais « en froid avec mes anciens amis du Front des partis de l’Opposition congolaise (FPOC) ».

En réponse à ces fariboles grossières, j’aurais pu opposer un silence méprisant, si la démarche de l’auteur ne laissait apparaitre une réelle volonté de nuire, au-delà de ma modeste personne, à ma famille politique. Monsieur Mwana niaou autrement dit Chaton, soyons sérieux ! Je suis à Brazzaville qui selon vous, crisserait de bruits sur mon entrée imminente au gouvernement tandis que je suis le seul à ne pas le savoir !

Non ! N’en déplaise monsieur Chaton, je ne serai plus jamais  le Premier Ministre de M. Sassou V à qui le peuple congolais vient d’infliger un cinglant désaveu, ce 12 juillet 2009, en s’abstenant massivement d’aller voter ! A ce propos, je vous conseille de lire la déclaration que j’ai publiée dans la Semaine Africaine N° 2914 du 28 juillet 2009. Au demeurant, la fonction de Premier ministre existe-t-elle dans la constitution  que M. Sassou s’est taillée en 2002 ?

Par contre, je suis fier de l’appartenance de l’UPADS au Front des partis de l’opposition congolaise  et, si vous aviez pris le soin de vous renseigner, vous auriez appris que j’ai participé activement à la dernière convention du FPOC, qui s’est tenue du 08 au 10 août 2009 au siège de l’ARD, à la tête de la délégation de mon parti. Enfin, pour votre information, sachez que le Secrétaire Général de l’UPADS, le camarade Pascal Tsaty-Mabiala a été reconduit comme Vice Président, porte-parole du Front des partis de l’opposition congolaise. Enfin, je vous conseille de vous informer sur l’organisation du FPOC pour comprendre pourquoi je ne figure pas dans le bureau du Collège des présidents du FPOC.

Ange-Edouard POUNGUI

 

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DECLARATION DE L’UNION PANAFRICAINE POUR LA DEMOCRATIE SOCIALE (UPADS) SUITE A L’ARRESTATION ARBITRAIRE DU COLONEL FERDINAND MBAOU

Posté par aep1 le 6 août 2009

lespalmiers.jpgAprès une élection présidentielle controversée, marquée par une abstention-record, signe tangible du rejet par le peuple congolais de ce pouvoir et en particulier de celui qui en est l’incarnation, alors que l’analyse fine des résultats de cette élection devrait inciter le pouvoir à revoir fondamentalement son mode de gestion de ce pays voué inexorablement à une régression politique, économique et sociale, c’est au contraire à une chasse à l’homme que l’on assiste. Et comme c’est ainsi depuis 12 ans, c’est à L’U.PA.D.S que le pouvoir s’en prend, en ordonnant l’arrestation illégale d’un des principaux collaborateurs du Président Pascal LISSOUBA en la personne du colonel Ferdinand MBAOU, écroué de manière expéditive à la maison d’arrêt de Brazzaville, sitôt rentré d’exil.

Que ceux qui pouvaient encore croire en ces discours déclamatoires du Président Denis SASSOU NGUESSO sur la paix, la réconciliation nationale, l’unité nationale se ravisent, Ils ne sont que stériles paroles à but électoraliste, qui s’ajoutent à celles, tout aussi démagogiques sur la démocratie et l’Etat de droit et qui ne sont que simple bluff démocratique destiné à s’attirer les bonnes grâces de la communauté internationale.

Rattrapé par sa nature tyrannique, le pouvoir se dévoile au grand jour eu mettant en branle services de répression dans le seul but de réduire au silence toute velléité de contestation. Et les victimes toutes trouvées, ce sont les cadres civils et militaires proches de L’U.PA.DS sur lesquels le pouvoir de Brazzaville s’acharne tel un aigle sur sa proie.

En attendant de savoir davantage sur les motivations qui sous-tendent cette arrestation arbitraire, celles en notre disposition ne relevant que du dérisoire dans une démocratie si tant est que le Congo s’y trouve, la direction nationale de I’U.PA.D.S rend le pouvoir responsable des atteintes physiques et morales qui surviendraient sur l’intégrité du colonel MBAOU.

C’est pourquoi I’U.PA.D.S exprime sa préoccupation devant cette restriction grave des libertés et le recours au délit d’opinion que l’on croyait définitivement banni dans un pays dit démocratique.

Enfin, I’U.PA.DS lance un appel aux organisations des droits de l’homme et à tous les démocrates pour défendre les droits des citoyens et les libertés publiques, menacés au Congo.

Le Secrétaire Général de L’U.PA.D.S

Pascal TSATY- MABIALA

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Mon avis sur la présidentielle du 12 juillet 2009

Posté par aep1 le 27 juillet 2009

DECLARATION SUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 12 JUILLET 2009

Le 12 juillet 2009, les Congolais étaient appelés à élire leur Président pour un mandat de sept (7) ans, dans le cadre d’un processus électoral chaotique et vicié, au cours duquel la Constitution et la loi électorale n’ont jamais été respectées par l’un des candidats, M. Denis Sassou Nguesso, Président en exercice qui briguait un nouveau mandat. Pour éviter toute surprise désagréable, le président candidat avait pris soin de choisir ses concurrents via la Cour Constitutionnelle.

J’ai donc été éliminé de la course, pour des raisons bassement politiciennes, car le candidat président qui a une phobie atavique des élections, ne voulait prendre aucun risque, en affrontant un vrai challenger, disposant par ailleurs d’un potentiel électoral sûr et qui lui donnerait du fil à retordre.

Mais l’arbitraire et l’injustice dont l’UPADS, ses militants, ses sympathisants et moi-même avons été victimes, loin d’entamer ma détermination et mon engagement pour le pluralisme démocratique, m’ont au contraire convaincu de la noblesse et du caractère sacré de ce combat dans lequel je me suis investi à la fin des années 80.C’est pourquoi, au sein de mon parti l’UPADS, la vraie victime de ce complot permanent ourdi par le pouvoir, je me suis joint activement aux autres forces démocratiques et patriotiques, notamment aux candidats des partis du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC), pour exiger une élection propre, le 12 juillet 2009.

Malgré toutes les démarches entreprises, le Président Sassou, plus préoccupé par son intérêt personnel que par l’intérêt national, a choisi de faire un passage en force, dans le seul but de se maintenir au pouvoir.Naturellement, l’UPADS, le principal parti de l’Opposition a appelé au boycott du scrutin du 12 juillet 2009, pour ne pas avoir à cautionner cette mascarade électorale. A cet égard, il n’est qu’à relever le caractère fantaisiste et erratique du corps électoral, fixé tantôt à 2.228.000 électeurs par le ministre de l’Administration du Territoire, tantôt à 1.800.000 électeurs par le président de la CONEL puis à 2.078.802 électeurs par le même ministre de l’Administration du Territoire, lors de la publication des résultats, pour se convaincre de la volonté manifeste du pouvoir de frauder.

Pour réaliser cet « hold-up » électoral, les membres de la CONEL tous rattachés hiérarchiquement au ministère de l’Administration du Territoire dont le titulaire est par ailleurs Secrétaire général à la Présidence de la République, les Préfets, Sous-préfets, Chefs de quartiers, Chefs de villages, Maires et Administrateurs-maires, étaient programmés pour assurer la victoire du Président candidat, duquel ils attendaient un retour d’ascenseur, à savoir, le maintien à leurs postes respectifs. Ainsi la falsification des résultats et le bourrage des urnes pour la plupart non scellées, ont transformé ces commis de l’Etat, en grands électeurs !Dès lors, ce scrutin sans règle devenait sans enjeu ou plutôt, son seul enjeu restait la réponse des électeurs à la consigne de boycott donnée par l’UPADS et les candidats des partis membres du Front des partis de l’opposition congolaise. Ainsi, le peuple congolais, la presse nationale et internationale, les acteurs politiques ainsi que les observateurs impartiaux, ont compris que le taux de participation était devenu l’unique enjeu de cette élection majeure.

Si de son côté, le pouvoir et ses lièvres électoraux, ont appelé le peuple à aller voter massivement, l’UPADS et l’Opposition, lui ont demandé de rester à la maison en signe de deuil national. Le pouvoir qui avait mobilisé des moyens humains et financiers de l’Etat pour sa campagne et qui se vantait d’avoir reçu des dons en argent des populations des différentes régions de notre pays, comme contribution à la campagne de son candidat, attendait avec assurance le taux de participation au soir du 12 juillet 2009.

La réponse du peuple congolais au pouvoir a été sans appel, il a choisi de ne pas se déplacer pour voter, les bureaux de vote sont restés partout déserts, donnant ainsi raison à l’Opposition.

En effet, le taux d’abstention, amplifié d’une part par l’invalidation de notre candidature, portée par de nombreux électeurs déçus d’avoir été privés de leur candidat d’autre part, se situe entre 90% et 95%. Il constitue un véritable camouflet pour le pouvoir et son candidat président qui ont été ainsi lourdement sanctionnés. Le plébiscite dont avait rêvé Monsieur Sassou à travers cette pseudo-élection s’est évanoui et s’est transformé en échec politique comme en 1992. Le général président avait rêvé d’Austerlitz, ce fut la Bérézina. Mais où donc sont-elles passées ces foules que l’on nous présentait comme la manifestation de l’attachement au président candidat ? Pourquoi n’ont-elles pas pris d’assaut les bureaux de vote après avoir reçu billets de banque, pagnes, chemises, tee-shirts, casquettes et autres gadgets ? Les caravanes bruyantes, les portraits géants du grand guide, « bâtisseur infatigable » omniprésents sur les panneaux et les façades des immeubles, les banderoles géantes barrant toutes les rues de nos villes et villages, n’ont-ils pas réussi à convaincre les électeurs ? Le message issu des urnes ce 12 juillet est on peut plus clair : le peuple congolais n’accorde plus sa confiance à un régime dictatorial et prévaricateur qui l’affame, entretient la peur et le maintient dans la pauvreté pour mieux l’asservir.

Sous d’autres cieux, le Président Sassou aurait démissionné après un désaveu aussi cinglant.Mais le Général Denis Sassou Nguesso a choisi la fuite en avant, en s’attribuant contre toute évidence et sans vergogne un taux de participation de 66,42% et un score de 78,6% ! Tout ceci est surréaliste et grotesque, au regard des images des télévisions internationales ainsi que celles diffusées par les chaines nationales.L’attitude du Président Sassou ne surprend guère, il est et demeure l’auteur du « coup d’Etat permanent » sous lequel il maintient le Congo depuis 1997 et qui est caractérisé par l’organisation d’élections truquées depuis 2002.

C’est le moment de féliciter le peuple congolais pour le grand courage dont il a fait montre ce 12 juillet 2009, en refusant d’avaliser la mascarade électorale du Président candidat. C’est pour cette raison que dès à présent, que je me tiens debout avec le peuple qui, bravant la peur, se bat avec lucidité et détermination afin de s’approprier son destin.

Enfin, le dialogue entre les forces vives de la nation demeure me semble-t-il, l’unique moyen de réinventer un nouveau consensus national, de conclure un nouveau contrat social afin d’éviter une implosion sociale qui suivrait fatalement, les avertissements réitérés qui viennent du peuple. L’autisme dont fait montre M. Sassou et les siens, ne paient pas en politique comme ailleurs et je rends M. Sassou et son système comme seuls responsables des conséquences regrettables d’une telle attitude.

Vive le Congo!
Vivement la Démocratie!
Fait à Brazzaville le, 22 juillet 2009

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