J’ai été inderdit d’embarquer pour Dolisie où se tient une reunion du Bureau politique de l’Upads

Posté par aep1 le 5 septembre 2009

LE REGIME POURSUIT SON ACHARNEMENT

Le régime dictatorial et illégitime de Brazzaville m’a de nouveau empêché de prendre mon avion ce vendredi 4 septembre pour Dolisie, troisième ville du pays, au sud ouest du Congo-Brazzaville.

Dolisie, bastion de notre parti abrite en effet à compter de ce samedi 5 septembre une réunion du Bureau politique de l’UPADS.  Même le Secrétaire Général de notre parti, Pascal Tsaty Mabiala qui pourtant est député à l’Assemblée nationale s’est vu frappé par cette mesure d’entrave à la liberté de circuler, y compris à l’intérieur du territoire national. Et à chaque fois, le mode opératoire demeure le même, pas de note ou de texte écrit pour notifier cette interdiction, tout est verbal. Ceci confirme de facto mon assignation à résidence de fait.

Nous prenons à témoin la communauté internationale face à ces pratiques d’un autre âge, propres aux systèmes dictatoriaux, tel que l’incarne le régime du Congo-Brazzaville.

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Posté par aep1 le 28 août 2009

Ange-Edouard POUNGUI                                                                                                    Brazzaville, le 26 août 2009         

1364 rue Loufou

Plateau des 15 ans

Brazzaville – République du Congo___________________________________________________________________________________________________


                                                                                                                     Monsieur Alain AKOUALA ATIPAULT

                                                                                                                    Ministre de la Communication, Porte-parole du

                                                                                                                    Gouvernement, Chargé des Relations avec le Parlement

                                                                                                                     Brazzaville – République du Congo

 

Monsieur le Ministre,

Répondant aux questions d’un journaliste de RFI  le 15 août 2009, vous avez expliqué qu’une mesure d’interdiction de sortie du territoire national était prise à l’encontre des « hommes politiques congolais de tous bords à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance de notre pays  (sic)». Votre déclaration était censée justifier l’interdiction de sortir du Congo dont j’ai été l’objet ce 14 août 2009.

Rassuré par votre déclaration aguichante, le dimanche 16 août 2009 soit 24 heures environ après les festivités sus citées, j’ai essayé une nouvelle fois de voyager. Malheureusement à l’aéroport Maya-Maya, l’officier de la Police de l’air m’a signifié que la mesure m’interdisant de voyager n’était toujours pas rapportée. J’ai essuyé un troisième refus le 23 août 2009. A cet égard, je me permets de vous faire observer que cette interdiction et les raisons qui la justifient, ne m’ont jamais été formellement notifiées, les officiers chargés de son exécution se contentant de répéter qu’ils exécutaient les ordres reçus de leur hiérarchie. Pourtant le 18 août 2009, mon conseil, maître Bernard Amédée N’Ganga, a adressé une correspondance au colonel Obara, directeur général de la Sécurité d’Etat, aux fins d’obtenir de plus amples explications au sujet de cette mesure injustifiée. Cette correspondance est demeurée sans réponse jusqu’à ce jour.

Ce 25 août 2009, RFI a de nouveau rapporté vos propos selon lesquels, l’interdiction de voyager hors du territoire national dont je suis la victime, serait fondée sur l’ouverture d’une enquête me concernant, à la suite de la marche pacifique que l’Opposition dont je suis, avait organisée le 15 juillet 2009 à Brazzaville.

Face à des explications aussi contradictoires que fantaisistes, je vous saurais gré de me donner une bonne raison de croire plutôt à la première version qu’à la seconde car, les festivités du 15 août sont bel et bien derrière nous, tandis que jusqu’à ce jour, aucune convocation ou ordonnance ne m’a été adressée aussi bien par la Sécurité d’Etat que par M. le procureur de la République. J’en déduis donc que ma présence forcée à Brazzaville est une assignation à résidence de facto, par conséquent arbitraire.

Monsieur le ministre,

C’est le moment d’appeler votre attention qu’en vertu des articles 2 et 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, en vertu des articles 2 et 12 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 26 juin 1981, et en considération des  articles 8, 9, 16 et 21 de la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002, je vous saurais gré de bien vouloir me communiquer le texte de loi, ou l’ordonnance sur lesquels vous vous êtes appuyé, pour bâtir vos explications spécieuses sur les antennes de RFI. A défaut, je tiendrai l’Etat pour responsable des violations flagrantes de la Constitution et des textes internationaux, pour harcèlement sur ma personne et propagation de fausses nouvelles.

Aussi, sans réponse de votre part sous huitaine, devant l’arbitraire et fort de mon bon droit, serais-je dans l’obligation d’ester en justice, avec constitution de partie civile, pour violations répétées de mes droits, abus de pouvoir, persécution et privation de liberté.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération très distinguée.

                                                                                                  Ange-Edouard POUNGUI,

                                                                                                   Ancien Premier Ministre

                                                                                                  Vice-président de l’UPADS

                                                                                                            

CC. : Me Bernard Amédée N’Ganga

P.J. : extraits de :

-  la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948

-  la Charte Africaine des Droits de l’Homme  et des Peuples du 26 juin 1981

-  la Constitution congolaise du 20 janvier 2002

 

                                                   Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948

Article 2Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international, du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 13. 1° Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

                   2° Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

 

                                                   Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 26 juin 1981

Article 2

Toute personne a droit à la jouissance des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente Charte sans distinction aucune, notamment de race, d’ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Article 12

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, sous réserve de se conformer aux règles édictées par la loi.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Ce droit ne peut faire l’objet de restrictions que si celles-ci sont prévues par la loi, nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la moralité publique.

3. Toute personne a le droit, en cas de persécution, de rechercher et de recevoir asile en territoire étranger, conformément à la loi de chaque pays et aux conventions internationales.

4. L’étranger légalement admis sur le territoire d’un Etat partie à la présente Charte ne pourra en être expulsé qu’en vertu d’une décision conforme à la loi.

5. L’expulsion collective d’étrangers est interdite. L’expulsion collective est celle qui vise globalement des groupes nationaux, raciaux, ethniques ou religieux.

 

                                                  Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002

ARTICLE 8 : Tous les citoyens sont égaux devant la loi. Est interdite toute discrimination fondée sur l’origine, la situation sociale ou matérielle, l’appartenance raciale, ethnique ou départementale, le sexe, l’instruction, la langue, la religion, la philosophie ou le lieu de résidence, sous réserve des dispositions des articles 58 et 96. La femme a les mêmes droits que l’homme. La loi garantit et assure sa promotion et sa représentativité à toutes les fonctions politiques, électives et administratives.

ARTICLE 9 : La liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit.

ARTICLE 16 : Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national. Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir.

ARTICLE 21 : L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation.

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COMMUNIQUE

Suite à l’émoi suscité par l’arbitraire assignation à résidence de l’ancien Premier Ministre et Vice-président de l’UPADS  Ange -Edouard POUNGUI et les autres leaders du Front Uni de l’Opposition Congolaise à Brazzaville, par l’illégitime et dictatorial régime mal élu de Brazzaville, Paris se mobilise, un Comité de crise a été mis sur pied dans la capitale française. Il se réunira ce dimanche 30 août 2009 à Aubervilliers,  pour définir les actions et les modalités pratiques de son fonctionnement.

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Congo Brazzaville: Le discredit du gouvernement

Posté par aep1 le 26 août 2009

Sassou peut voyager mais pas les opposants

Pendant qu’il assigne  abusivement à résidence les leaders de l’opposition, le dictateur de Mpila qui estime avoir plus de droits que les autres congolais s’est offert un voyage en Espagne…  Pendant ce temps, ses ministres passent leur temps à se contredire, frisant le ridicule sur les raisons de leur acharnement en multipliant les prétextes fallacieux.

Hier , ils évoquaient le défilé de la fête nationale du 15 aoùt 2009 , maintenant ils prétextent une enquête…

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Ma situation dans la presse internationale: AFP/ LE FIGARO / NEWS24.COM

Posté par aep1 le 18 août 2009

ANGE EDOUARD POUNGUI ASSIGNE A RESIDENCE A BRAZZAVILLE

La version anglaise sur news 24.com  du 17/08/09

[gv data= »http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=http://www.news24.com/content/africa/news/965

Le Figaro du 17/08/2008

Cliquer sur ce lien

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/17/01011-20090817FILWWW00278-congo-opposant-assigne-a-residence.php

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L’acharnement du pouvoir

Posté par aep1 le 17 août 2009

JE SUIS ASSIGNE A RESIDENCE

Ce dimanche soir 16 aôut 2009, j’ai fait l’objet d’une nouvelle interdiction  de voyager, sur un autre vol d’Air France. A l’aéroport, il m’a été signifié que la mesure m’interdisant de voyager n’était pas encore levée. Or, comme vous l’avez entendu de la bouche du Ministre congolais de l’Information Alain Akouala sur RFI, cette mesure aurait dû être levée au lendemain de la fête nationale, soit ce 16 aout.

Il m’a donc été conseillé de me renseigner auprès de la Direction Générale de la Sureté du Térritoire où il y a une permanence même le dimanche. A mon collaborateur qui s’y est rendu, il lui a été conseillé de s’adresser au Secrétariat du Conseil National de Sécurité dont le Secrétaire Général n’est autre que Dominique Okemba tandis que la présidence est assurée par M. Sassou lui-même. Ici, il  a été conseillé à mon émissaire de s’adresser au colonel Obouandé signataire de la note listant les personnalités interdites de sortir et sur laquelle se fonde la police des frontières, pour m’empêcher de voyager. Ce colonel était bien évidemment absent, donc injoignable.

Tout porte à croire que je suis donc  assigné à résidence , sans motif, comme dans toute bonne république bananière qui se respecte…

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LE REGIME DE BRAZZAVILLE M’A INTERDIT D’EMBARQUER SUR LE VOL D’AIR FRANCE POUR PARIS

Posté par aep1 le 15 août 2009

J’hallucine

Je devais embarquer ce vendredi soir 14 aout 2009 au départ de Brazzaville pour Paris sur le vol régulier d’Air France. Contre toute attente, j’ai été interdit d’embarquer par les autorités aéroportuaires de Maya-Maya manifestement embarrassées.  Aucune raison, aucun motif ne m’ont été signifiés, nous avons reçu des ordres de notre « hiérarchie » ont-ils simplement ajouté. Cette interdiction de sortie du territoire semble s’appliquer à toutes les hautes personnalités de l’opposition, notamment aux candidats à la présidentielle.  Une liste aurait été dressée et déposée à l’aéroport à cet effet.

Après des élections chaotiques, le pouvoir qui se sait mal élu et donc illégitime continue à avoir peur de ses opposants et cherche des provocations inutiles.

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DECLARATION DE L’UNION PANAFRICAINE POUR LA DEMOCRATIE SOCIALE (UPADS) SUITE A L’ARRESTATION ARBITRAIRE DU COLONEL FERDINAND MBAOU

Posté par aep1 le 6 août 2009

lespalmiers.jpgAprès une élection présidentielle controversée, marquée par une abstention-record, signe tangible du rejet par le peuple congolais de ce pouvoir et en particulier de celui qui en est l’incarnation, alors que l’analyse fine des résultats de cette élection devrait inciter le pouvoir à revoir fondamentalement son mode de gestion de ce pays voué inexorablement à une régression politique, économique et sociale, c’est au contraire à une chasse à l’homme que l’on assiste. Et comme c’est ainsi depuis 12 ans, c’est à L’U.PA.D.S que le pouvoir s’en prend, en ordonnant l’arrestation illégale d’un des principaux collaborateurs du Président Pascal LISSOUBA en la personne du colonel Ferdinand MBAOU, écroué de manière expéditive à la maison d’arrêt de Brazzaville, sitôt rentré d’exil.

Que ceux qui pouvaient encore croire en ces discours déclamatoires du Président Denis SASSOU NGUESSO sur la paix, la réconciliation nationale, l’unité nationale se ravisent, Ils ne sont que stériles paroles à but électoraliste, qui s’ajoutent à celles, tout aussi démagogiques sur la démocratie et l’Etat de droit et qui ne sont que simple bluff démocratique destiné à s’attirer les bonnes grâces de la communauté internationale.

Rattrapé par sa nature tyrannique, le pouvoir se dévoile au grand jour eu mettant en branle services de répression dans le seul but de réduire au silence toute velléité de contestation. Et les victimes toutes trouvées, ce sont les cadres civils et militaires proches de L’U.PA.DS sur lesquels le pouvoir de Brazzaville s’acharne tel un aigle sur sa proie.

En attendant de savoir davantage sur les motivations qui sous-tendent cette arrestation arbitraire, celles en notre disposition ne relevant que du dérisoire dans une démocratie si tant est que le Congo s’y trouve, la direction nationale de I’U.PA.D.S rend le pouvoir responsable des atteintes physiques et morales qui surviendraient sur l’intégrité du colonel MBAOU.

C’est pourquoi I’U.PA.D.S exprime sa préoccupation devant cette restriction grave des libertés et le recours au délit d’opinion que l’on croyait définitivement banni dans un pays dit démocratique.

Enfin, I’U.PA.DS lance un appel aux organisations des droits de l’homme et à tous les démocrates pour défendre les droits des citoyens et les libertés publiques, menacés au Congo.

Le Secrétaire Général de L’U.PA.D.S

Pascal TSATY- MABIALA

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Mon avis sur la présidentielle du 12 juillet 2009

Posté par aep1 le 27 juillet 2009

DECLARATION SUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 12 JUILLET 2009

Le 12 juillet 2009, les Congolais étaient appelés à élire leur Président pour un mandat de sept (7) ans, dans le cadre d’un processus électoral chaotique et vicié, au cours duquel la Constitution et la loi électorale n’ont jamais été respectées par l’un des candidats, M. Denis Sassou Nguesso, Président en exercice qui briguait un nouveau mandat. Pour éviter toute surprise désagréable, le président candidat avait pris soin de choisir ses concurrents via la Cour Constitutionnelle.

J’ai donc été éliminé de la course, pour des raisons bassement politiciennes, car le candidat président qui a une phobie atavique des élections, ne voulait prendre aucun risque, en affrontant un vrai challenger, disposant par ailleurs d’un potentiel électoral sûr et qui lui donnerait du fil à retordre.

Mais l’arbitraire et l’injustice dont l’UPADS, ses militants, ses sympathisants et moi-même avons été victimes, loin d’entamer ma détermination et mon engagement pour le pluralisme démocratique, m’ont au contraire convaincu de la noblesse et du caractère sacré de ce combat dans lequel je me suis investi à la fin des années 80.C’est pourquoi, au sein de mon parti l’UPADS, la vraie victime de ce complot permanent ourdi par le pouvoir, je me suis joint activement aux autres forces démocratiques et patriotiques, notamment aux candidats des partis du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC), pour exiger une élection propre, le 12 juillet 2009.

Malgré toutes les démarches entreprises, le Président Sassou, plus préoccupé par son intérêt personnel que par l’intérêt national, a choisi de faire un passage en force, dans le seul but de se maintenir au pouvoir.Naturellement, l’UPADS, le principal parti de l’Opposition a appelé au boycott du scrutin du 12 juillet 2009, pour ne pas avoir à cautionner cette mascarade électorale. A cet égard, il n’est qu’à relever le caractère fantaisiste et erratique du corps électoral, fixé tantôt à 2.228.000 électeurs par le ministre de l’Administration du Territoire, tantôt à 1.800.000 électeurs par le président de la CONEL puis à 2.078.802 électeurs par le même ministre de l’Administration du Territoire, lors de la publication des résultats, pour se convaincre de la volonté manifeste du pouvoir de frauder.

Pour réaliser cet « hold-up » électoral, les membres de la CONEL tous rattachés hiérarchiquement au ministère de l’Administration du Territoire dont le titulaire est par ailleurs Secrétaire général à la Présidence de la République, les Préfets, Sous-préfets, Chefs de quartiers, Chefs de villages, Maires et Administrateurs-maires, étaient programmés pour assurer la victoire du Président candidat, duquel ils attendaient un retour d’ascenseur, à savoir, le maintien à leurs postes respectifs. Ainsi la falsification des résultats et le bourrage des urnes pour la plupart non scellées, ont transformé ces commis de l’Etat, en grands électeurs !Dès lors, ce scrutin sans règle devenait sans enjeu ou plutôt, son seul enjeu restait la réponse des électeurs à la consigne de boycott donnée par l’UPADS et les candidats des partis membres du Front des partis de l’opposition congolaise. Ainsi, le peuple congolais, la presse nationale et internationale, les acteurs politiques ainsi que les observateurs impartiaux, ont compris que le taux de participation était devenu l’unique enjeu de cette élection majeure.

Si de son côté, le pouvoir et ses lièvres électoraux, ont appelé le peuple à aller voter massivement, l’UPADS et l’Opposition, lui ont demandé de rester à la maison en signe de deuil national. Le pouvoir qui avait mobilisé des moyens humains et financiers de l’Etat pour sa campagne et qui se vantait d’avoir reçu des dons en argent des populations des différentes régions de notre pays, comme contribution à la campagne de son candidat, attendait avec assurance le taux de participation au soir du 12 juillet 2009.

La réponse du peuple congolais au pouvoir a été sans appel, il a choisi de ne pas se déplacer pour voter, les bureaux de vote sont restés partout déserts, donnant ainsi raison à l’Opposition.

En effet, le taux d’abstention, amplifié d’une part par l’invalidation de notre candidature, portée par de nombreux électeurs déçus d’avoir été privés de leur candidat d’autre part, se situe entre 90% et 95%. Il constitue un véritable camouflet pour le pouvoir et son candidat président qui ont été ainsi lourdement sanctionnés. Le plébiscite dont avait rêvé Monsieur Sassou à travers cette pseudo-élection s’est évanoui et s’est transformé en échec politique comme en 1992. Le général président avait rêvé d’Austerlitz, ce fut la Bérézina. Mais où donc sont-elles passées ces foules que l’on nous présentait comme la manifestation de l’attachement au président candidat ? Pourquoi n’ont-elles pas pris d’assaut les bureaux de vote après avoir reçu billets de banque, pagnes, chemises, tee-shirts, casquettes et autres gadgets ? Les caravanes bruyantes, les portraits géants du grand guide, « bâtisseur infatigable » omniprésents sur les panneaux et les façades des immeubles, les banderoles géantes barrant toutes les rues de nos villes et villages, n’ont-ils pas réussi à convaincre les électeurs ? Le message issu des urnes ce 12 juillet est on peut plus clair : le peuple congolais n’accorde plus sa confiance à un régime dictatorial et prévaricateur qui l’affame, entretient la peur et le maintient dans la pauvreté pour mieux l’asservir.

Sous d’autres cieux, le Président Sassou aurait démissionné après un désaveu aussi cinglant.Mais le Général Denis Sassou Nguesso a choisi la fuite en avant, en s’attribuant contre toute évidence et sans vergogne un taux de participation de 66,42% et un score de 78,6% ! Tout ceci est surréaliste et grotesque, au regard des images des télévisions internationales ainsi que celles diffusées par les chaines nationales.L’attitude du Président Sassou ne surprend guère, il est et demeure l’auteur du « coup d’Etat permanent » sous lequel il maintient le Congo depuis 1997 et qui est caractérisé par l’organisation d’élections truquées depuis 2002.

C’est le moment de féliciter le peuple congolais pour le grand courage dont il a fait montre ce 12 juillet 2009, en refusant d’avaliser la mascarade électorale du Président candidat. C’est pour cette raison que dès à présent, que je me tiens debout avec le peuple qui, bravant la peur, se bat avec lucidité et détermination afin de s’approprier son destin.

Enfin, le dialogue entre les forces vives de la nation demeure me semble-t-il, l’unique moyen de réinventer un nouveau consensus national, de conclure un nouveau contrat social afin d’éviter une implosion sociale qui suivrait fatalement, les avertissements réitérés qui viennent du peuple. L’autisme dont fait montre M. Sassou et les siens, ne paient pas en politique comme ailleurs et je rends M. Sassou et son système comme seuls responsables des conséquences regrettables d’une telle attitude.

Vive le Congo!
Vivement la Démocratie!
Fait à Brazzaville le, 22 juillet 2009

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Congo-Brazzaville, le peuple a marché

Posté par aep1 le 16 juillet 2009

L’opposition ne cédera pas à l’intimidation du pouvoir illégitime

Comme on s’y attendait,  le régime de Mpila a communiqué les pseudo résultats de sa mascarade électorale avec un taux de participation digne des standards de tous les systèmes dictatoriaux recensés dans le monde.  Alors que nous étions en meeting au Palais du parlement pour examiner ces résultats, des hommes armés sont venus disperser manu militari notre réunion.

Excédé, le peuple s’est mis dans la rue spontanément pour dénoncer les résultats farfelus communiqués par la voix de son maître, le ministre de l’Administration du territoire. En dépit de toutes les intimidations, le peuple a exprimé son ras le bol face à ce régime désormais illégitime. Des journalistes de la presse internationale ont été agréssés et du matériel détruit.

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Depuis ce jeudi matin, un véhicule d’intervention de la police rempli d’hommes armés a stationné à l’entrée principale de la ruelle qui mène à ma résidence du plateau de 15ans à Brazzaville.

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Déclaration de l’Upads relative à la présidentielle du 12 juillet 2009

Posté par aep1 le 11 juillet 2009

 

lespalmiers.jpg

UNION PANAFRICAINE POUR                                              Liberté* Solidarité* Progrès

LA DEMOCRATIE SOCIALE                                                   

             U.PA.D.S

  CONSEIL NATIONAL

  BUREAU POLITIQUE

SECRETARIAT NATIONAL

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             DECLARATION DE L’UPADS RELATIVE A L’ELECTION  PRESIDENTIELLE

                                          Du 12 JUILLET 2009

La Conférence Nationale Souveraine avait relancé la démocratie congolaise après une parenthèse sanglante de plus de 27 ans. C’est dans ce cadre que le Président fondateur de I’UPADS, le Professeur Pascal LISSOUBA accède à la magistrature suprême, à la suite d’un processus électoral libre et transparent, organisé par une commission électorale véritablement indépendante. Le Congo, croyait- on, avait définitivement inscrit son nom dans l’histoire.

Hélas Cinq (5) ans plus tard, le coup d’état particulièrement sanglant du 5 juin 1997, aboutit au départ en exil du Président LISSOUBA et de ses principaux collaborateurs. Depuis lors le Congo vit un véritable cauchemar sous le règne de celui qui avait choisi les armes pour reprendre le pouvoir. Présenté au départ par ses partisans comme le libérateur, monsieur Denis SASSOU NGUESSO a finalement montré tout à la fois son vrai visage, le caractère tyrannique de son régime et une soif inextinguible de pouvoir.

 Sous son régime, la loi, sa loi sert à exclure, à brimer, à humilier. Les Partis politiques ne sont tolérés que quand ils lui font allégeance. Tous les médias publics et ceux de ses amis sont caporalisés et accompagnent ce processus anachronique de retour au monopartisme. Les élections qu’il organise ne sont que parodies et simulacres, car elles n’obéissent à aucun standard international en la matière. Les scrutins de 2002, 2007 et 2008 ont montré l’incapacité atavique de ce régime à organiser une vraie élection, convaincu qu’il ne peut en gagner une seule qui soit transparente.

Victime du coup d’état de 1997, I’UPADS, notre Parti, n’a pas pour autant disparu avec le départ en exil de son Président. Il a vécu dans la clandestinité avant d’apparaître par éclipses à partir de l’an 2000.

En décembre 2006 en effet, I’UPADS tient son 1er Congrès Extraordinaire à Brazzaville au grand étonnement et à la stupéfaction du pouvoir de Brazzaville qui ne croyait guère à sa résurrection. La réussite de ce Congrès qui marque le retour de I’UPADS sur l’échiquier politique congolais a obligé les officines du pouvoir à revoir leurs stratégies de maintien  au pouvoir.

Consciente de sa force, I’UPADS avait décidé lors de ce Congrès,  de repartir à la conquête du pouvoir par les urnes comme elle y était arrivée en 1992. En prenant cette option fondamentale, I’UPADS s’insérait  dans le cadre du jeu institutionnel pourtant encore parfait. Ainsi, elle montrait sa bonne volonté de participer au processus, de réconciliation et de reconstruction nationale en cours.

Cette stratégie dictée par la raison et le souci de l’intérêt national lui a valu paradoxalement les pires injustices et les humiliations les plus diverses. Tour à tour, le pouvoir à suscité la création d’une UPADS fond jaune qu’il entretient, privant ainsi  le Parti de trois (3) sièges à l’Assemblée nationale,  a confisqué son siège social, en se servant de son appareil judiciaire. Et comme si cela ne suffisait pas, il a poussé l’outrecuidance en invalidant la candidature de Ange Edouard POUNGUI, le candidat de I’UPADS à l’élection présidentielle, tant redouté. Ces actes injustes contre I’UPADS, principal obstacle à la stratégie du retour au monopartisme menacent gravement la paix, l’unité nationale et la démocratie.

Face à toutes ces provocations, I’UPADS longtemps présentée comme un Parti guerrier, a fait preuve d’une extraordinaire retenue. Cette attitude responsable, parfois décriée par ses militants, qui ne saurait être considérée comme une faiblesse, prouve au contraire l’attachement de notre Parti aux valeurs de paix, de cohésion nationale et de démocratie.

Exclue du scrutin présidentiel de 2009, I’UPADS pensait pouvoir montrer sa loyauté au Front des Partis de l’Opposition en donnant une consigne de vote favorable aux candidats des Partis dudit Front. Mais, cette consigne apparaît inutile dans une élection truquée comme l’est déjà celle du 12 juillet 2009. En effet, tous les observateurs s’accordent à dire que le 12 juillet sera un non événement qui n’apporte aucune réponse aux problèmes des congolais. Cette mascarade d’élection plongera notre pays le Congo dans une profonde incertitude et monsieur Denis SASSOU NGUESSO n’y puisera aucune légitimité.

Par conséquent, I’UPADS appelle ses militants et ses sympathisants à considérer le 12 juillet 2009 comme un jour contre la démocratie et donc un jour de deuil national.

C’est pourquoi après analyse de la grave situation ainsi créée, et en rappelant que le vote n’est un devoir civique qu’en démocratie, la direction du Parti les invite les militants à rester chez eux pour ne pas cautionner une opération dont ils seront avec d’autres compatriotes les véritables victimes. Cet appel s’adresse à tous les démocrates patriotes congolais, conscients des risques de fracture nationale que monsieur Denis SASSOU NGUESSO fait courir au pays tout entier.

Or, à l’évidence le régime de monsieur Sassou est une dictature dont la seule légitimité est celle acquise en 1997 par les armes. Cette dictature est seule responsable de la confiscation des libertés et des droits fondamentaux des citoyens.

Au-delà de cet appel, I’UPADS s’engage dès à présent dans une profonde réflexion sur le moyen de canaliser la forte aspiration de notre peuple à la démocratie et au changement clairement exprimés tout au long des processus électoraux chaotiques organisés par le pouvoir.

Au reste, une nouvelle page du combat politique dans lequel s’inscrit notre Parti, s’ouvre au lendemain de cette élection. Loin de se refermer sur eux-mêmes les militants de l’UPADS doivent se montrer plus déterminés car il leur incombe, avant les autres citoyens, le devoir historique d’instaurer démocratie au Congo.

 Fait à Brazzaville, le 10 juillet 2009

  Pour I’UPADS,

  Le Secrétaire Général

  Pascal TSATY-MABIALA

 

 

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