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Conférence de presse du Front des Partis de l’Opposition Congolaise, du 10 septembre 2009

Posté par aep1 le 12 septembre 2009

LES GRANDES LIGNES

 Déclaration liminaire du FPOC: Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise

Distingués invités ;
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ;
Cher militants et sympathisants

La conférence de presse de ce jour s’articulera autour de trois points essentiels, à savoir :

- Les interdictions répétées des activités du Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) ;

- Les interdictions de sortie du territoire national et les assignations à résidence à Brazzaville des responsables du Front ;

-  L’enquête en cours en vue de l’ouverture d’une information judiciaire contre les responsables du Front des Partis de l’Opposition Congolaise.

1. Des interdictions répétées des activités du Front des Partis de l’Opposition CongolaiseLe pouvoir du Congo Brazzaville vient une fois de plus d’interdire le meeting en salle que le Front des Partis de l’Opposition Congolaise se proposait d’organiser au Palais du Parlement, le samedi 5 septembre 2009. Tout se passe comme si le pouvoir de Brazzaville avait décidé de museler ce groupement des partis de la vraie opposition congolaise, car, depuis quelques temps, il interdit systématiquement ses activités lorsqu’elles sont programmées en dehors des sièges des partis membres. Ainsi, il a interdit tour à tour :

• La tenue de la Convention du Front des Partis de l’Opposition Congolaise à Kinkala, le 11 avril 2009 ;

• Le meeting de l’Opposition programmé au Stade Tata Loboko à Pointe-Noire, le 25 avril 2009 ;

• Le meeting en salle des candidats de l’Opposition à l’élection présidentielle, le mercredi 15 juillet 2009 ;

• Les meetings simultanés dans les départements, à Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo, Nkayi, Ouesso, Owando, Kinkala, le 15 juillet 2009.

Toutes ces interdictions ont été décidées en violation de l’article 21 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui dispose : « l’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation.

« Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise dénonce avec vigueur les interdictions répétées de ses activités et rappelle au président Denis SASSOU NGUESSO son serment du 14 août 2009 par lequel il s’est engagé à garantir le respect des libertés publiques.

2. Des interdictions de sortie du territoire national et des assignations à résidence à Brazzaville des responsables du Front des Partis de l’Opposition Congolaise En dépit du coup d’Etat électoral du 12 juillet 2009, le Front des Partis de l’Opposition Congolaise a fait preuve de beaucoup de sagesse et de patriotisme pour préserver le climat de paix chèrement retrouvé dans notre pays, après les guerres récurrentes que le Congo a connues en 1993, 1994, 1997, 1998 et 1999. Cette attitude responsable du Front a été hautement appréciée par le peuple congolais et la Communauté internationale.

Le 14 août 2009, dans son discours d’investiture, le président Denis SASSOU NGUESSO s’est félicité du climat de paix qui a prévalu avant, pendant et après l’élection présidentielle. On pouvait dès lors légitimement penser qu’après avoir atteint son objectif avec sa « réélection » et en conformité avec les engagements qu’il a pris dans le discours d’investiture, il reviendrait à de bons sentiments et retrouverait le sens politique pour œuvrer à la préservation de la paix et de l’unité nationale.

Or, contre toute attente, depuis le proclamation des résultats du scrutin du 12 juillet 2009, sur ses instructions, le Conseil National de Sécurité a mis en place un plan d’arrestation des responsables de l’Opposition, assignés de fait à résidence, sous le fallacieux prétexte que la marche pacifique que le Front des Partis de l’Opposition Congolaise avait organisée le 15 juillet 2009 pour protester contre l’interdiction du meeting en salle qu’il avait programmé ce jour au Palais du Parlement, avait pour but de renverser les institutions.

La liste des responsables de l’Opposition que le Conseil National de Sécurité se propose d’arrêter est établie ainsi qu’il suit ; POUNGUI Ange Edouard, BOUITI Jean Paul, MARION EWANGO, NGOUOLALI Rigobert, MBAYA Bonaventure, NGOUELONDELE MONGO Emmanuel, Madame GNALI MAMBOU Aimée, TSATY MABIALA Pascal, KINFOUSSIA Guy Romain, MIERASSA Clément, NGOLL0 Raymond Damase, DZON Mathias, MOUAMBA Clément et MALONGA Hervé Ambroise. 

Aujourd’hui, la mesure d’interdiction de sortie du territoire national qui frappait ces responsables de l’Opposition depuis le 14 août 2009, a été étendue à une interdiction de quitter la ville de Brazzaville.En effet, le vendredi 4 septembre 2009, l’ancien Premier ministre Ange Edouard POUNGUI et le Secrétaire Général de l’UPADS, Pascal TSATY MABIALA, qui voulaient se rendre à Dolisie pour prendre part aux assises du Bureau Politique de ce parti, ont été refoulés à l’aéroport de Maya-Maya au motif qu’ils sont interdits de sortir de la ville de Brazzaville.

Il est à signaler que jusqu’à ce jour, aucune notification n’a été faite aux responsables de l’Opposition au sujet des mesures d’interdiction de sortie du territoire ou de quitter la ville de Brazzaville dont ils sont victimes. Cette façon d’agir du pouvoir relève purement et simplement de l’arbitraire et viole l’article 16 de la Constitution qui dispose : « Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national. Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir. »

S’appuyant sur ces dispositions de la loi fondamentale, le Front des Partis de l’Opposition Congolaise émet une protestation indignée contre les interdictions arbitraires de sortie du territoire national et les assignations à résidence injustifiées qui frappent les responsables de l’Opposition Congolaise depuis l’élection présidentielle, scrutin du 12 juillet 2009.

Par ces interdictions de sortie du territoire et les assignations à résidence, le pouvoir met en péril la paix dont il a pourtant fait le thème principal de sa propagande et crée une situation susceptible de déboucher sur de nouveaux drames pour le peuple.

3. De l’enquête en cours en vue de l’ouverture d’une information judiciaire contre les responsables du Front des Partis de l’Opposition Congolaise

Dans son numéro 811 du jeudi 3 septembre 2009, le journal Les Dépêches de Brazzaville rapporte sous le titre : « Le ministre Alain AKOUALA ATIPAULT persiste : une enquête vise les leaders du Front de l’Opposition », une intervention de Monsieur AKOUALA ATIPAULT, par laquelle l’intéressé déclare entre autres : »(…) Ange Edouard POUNGUI autant que les autres leaders de l’Opposition sont frappés d’interdiction de sortie du territoire national. Cette interdiction fait suite à l’enquête ouverte par le procureur général à propos de la marche organisée par l’Opposition, le 15 juillet dernier (…). Le porte-parole du gouvernement a indiqué que cette marche qui n’avait pas été autorisée par les autorités compétentes, constituait un trouble à l’ordre public. »

Cette déclaration d’Alain AKOUALA ATIPAULT appelle deux observations.

La première porte sur les allégations selon lesquelles l’enquête serait ouverte par le procureur de la République. Les contacts pris par les conseils juridiques de l’opposition, révèlent que le procureur déclare qu’il n’a jamais été saisi d’une telle procédure. Il s’agit donc d’une affaire purement politique, imaginée et organisée par le pouvoir exécutif.La seconde observation a trait à l’enquête elle-même sur la marche du 15 juillet 2009 et à l’ouverture d’une information judiciaire contre les responsables de l’Opposition à l’issue de cette enquête.

Rappelons que la marche pacifique du 15 juillet 2009 avait pour objet de protester contre l’interdiction par le pouvoir du meeting en salle du Front. En effet, ce jour-là, le Front avait obtenu du Préfet du Département de Brazzaville, l’autorisation d’organiser au Palais du Parlement, une conférence de presse, suivie d’un meeting en salle. Dès 10 heures, le candidat Denis SASSOU NGUESSO avait fait occuper le Palais du Parlement par la garde présidentielle pour empêcher la tenue de la conférence de presse du Front pourtant autorisée par le Préfet du Département de Brazzaville.

C’est pour exprimer leur désapprobation des interdictions répétées des activités régulières du Front que, spontanément, les militants et sympathisants avaient proposé une marche pacifique le long de l’avenue des trois martyrs, marche réprimée dans le sang par le pouvoir qui a fait tirer à balles réelles en direction des responsables du Front, blessant deux (2) militants.

Faut-il le rappeler, la marche pacifique de l’Opposition, le 15 juillet 2009, était organisée conformément aux dispositions de l’article 21 de la Constitution qui garantit la liberté d’association, de réunion, de manifestation et de cortège. Elle était donc parfaitement légale.

Au cours de cette marche, les militants et sympathisants du Front n’ont posé aucun acte de nature à troubler l’ordre public. D’où vient alors que le pouvoir prenne prétexte de cette marche pour crier au complot de l’opposition ? Pour accréditer la thèse d’un coup d’Etat préparé par le Front des Partis de l’Opposition Congolaise, le pouvoir, après avoir procédé à l’arrestation, l’interrogatoire et l’incarcération des militaires mis à la disposition des candidats de l’opposition par lui-même, le pouvoir, dissions-nous, est en train de recruter au moyen de la corruption, de faux témoins. Dans ce macabre dessein, un colonel de la police nationale a effectué deux missions à Mossendjo, Dolisie et Nkayi les 04 et 14 juillet 2009, pour recruter, moyennant de fortes sommes d’argent, des jeunes qui accepteraient de venir témoigner faussement contre l’opposition, lors du procès projeté par le pouvoir.

De même, à Brazzaville, les enquêteurs du Général Gilbert MOKOKI ont interrogé le lundi 07 septembre et le mercredi 09 septembre 2009, le président d’un parti du Front qu’ils ont confronté avec des jeunes à qui il aurait prétendument distribué des rames de guerre la veille de l’élection présidentielle, aux fins de perturber le scrutin du 12 juillet.

Tout cela est ridicule, car, chacun sait que l’élection présidentielle, scrutin du 12 juillet 2009, s’est déroulée sans le moindre coup de feu à Brazzaville. Dès lors, le coup d’Etat supposé de l’opposition, n’est rien d’autre qu’une affabulation montée de toutes pièces par le Conseil National de Sécurité, dans le noir dessein de décapiter le FPOC.

D’ores est déjà, le Front prévient le pouvoir qu’il soulève une pierre qui va lui retomber sur les pieds, car, le Front prépare un dossier en béton pour démonter ses mensonges cousus de fil blanc.

Le président Denis SASSOU NGUESSO, qui a fait le serment de respecter et de défendre la Constitution peut-il vouloir traduire en justice les responsables du Front qui, en participant à la marche pacifique du 15 juillet 2009, n’ont fait que défendre leurs droits, garantis par l’article 21 susmentionné de la loi fondamentale ? Si le Congo est, comme le claironne chaque jour le pouvoir, un Etat de droit, alors le président Denis SASSOU NGUESSO a l’impérieux devoir de réprimer net la volonté têtue du Conseil National de Sécurité d’arrêter les responsables de l’Opposition et de les traduire en justice.

Il a déjà du mal à faire avaliser son coup d’Etat électoral par le peuple congolais et la Communauté internationale. Il aggraverait son cas si, sous l’instigation des faucons du pouvoir, il commettait la grave faute politique de faire arrêter des responsables de l’Opposition.

C’est pourquoi le Front des Partis de l’Opposition Congolaise, fidèle à sa vocation de paix, d’unité et de concorde nationales, l’invite à respecter son serment du 14 août 2009.

Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise exhorte le peuple Congolais en général, les militants et sympathisants de l’Opposition en particulier, à demeurer vigilants et à barrer la route aux provocations des faucons du pouvoir qui cherchent à embraser à nouveau le Congo.

Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise appelle la Communauté internationale à aider le Congo dans la résolution de la nouvelle crise politique qui pointe à l’horizon, en obtenant du gouvernement, la levée immédiate des mesures illégales et arbitraires d’interdiction de sortie du territoire national, d’assignation à résidence à Brazzaville et de traduction devant la justice des responsables des partis du Front de l’Opposition Congolaise.

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