Restructuration de l’Upads dans la capitale

Posté par aep1 le 10 mai 2009

Le parti désormais installé dans les 18 arrondissements de Brazzaville

A l’occasion du bouclage de la restructuration du parti dans la ville capitale, je m’associe à l’ensemble des  cadres et militants du parti pour rendre un hommage particulier au doyen, Gabriel OBONGUI (80 ans, bon pied bon oeil) pour  le travail formidable que son équipe et lui viennent d’accomplir, en établissant le parti  sur l’ensemble du territoire de Brazzaville.

Message du  Secrétaire Général de L’U.PA.D.S, Pascal Tsaty Mabiala à l’occasion de l’intronisation des Comités Fédéraux de la Ville de Brazzaville.  Hôtel de Ville  – 8 Mai 2009 

Mesdames et Messieurs

les Représentants des Partis, Amis, Dirigeants, Militants et Sympathisants de l’U.PA.D.S

La cérémonie qui nous réunit ce jour, ici à l’Hôtel de ville de Brazzaville, est la  reconnaissance par la Direction du Parti, du travail inlassable de redéploiement du Parti, accompli par la coordination de Brazzaville. En effet, des semaines voire des mois durant, nous avons engagé une action d’envergure portant sur le quadrillage de Brazzaville en Fédérations, Sections et Sous-sections de l’U.PA.D.S.

Comme à Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo, Nkayi et Ouesso, l’U.PA.D.S est de nouveau présente dans tous les arrondissements, tous les quartiers, tous les blocs de notre Ville – Capitale. Assurément c’est tout un symbole qui est ainsi marqué. C’est aussi une certaine image, une image d’Epinal tendant à réduire l’U.PA.D.S à un Parti exclusivement rural, qui est ainsi relevée et soignée.

Par-delà cette présence dans toutes les zones urbaines du pays, c’est davantage l’assise nationale du Parti qui est réaffirmée. Du reste normale car, pour un Parti dont la vocation panafricaine, situe les ambitions jusques y compris au-delà des frontières congolaises, une faible représentativité nationale constituerait une faiblesse notoire, objet de raillerie et de sarcasmes de la part de nos adversaires politiques. Parce que nous en sommes conscients, nous y consacrons toutes nos forces.

Le résultat que nous venons d’atteindre dans la restructuration du Parti en est la parfaite illustration. Et c’est le lieu et le moment de louer l’audace et la perspicacité d’un homme, de lui rendre un hommage combien mérité car, bravant le soleil et la pluie, exposant sa santé que son grand âge a forcement fragilisée, sans rien exiger, il a accepté d’accomplir une mission de laquelle il n’attend rien en retour, son avenir étant déjà derrière lui.

Gabriel OBONGUI, puisqu’il s’agit de lui, nous donne une extraordinaire leçon d’humilité, de fidélité, d’engagement et de désintéressement qui force le respect.  Au nom de la Direction du Parti, je lui adresse nos chaleureuses félicitations, et avec lui tous ses collaborateurs, membres de la Coordination de Brazzaville qui, à ses côtés, abattent un travail remarquable.

Quant aux cadres nouvellement élus dans les Comités Fédéraux, membres des Bureaux et des Conventions, ils mesurent déjà, j’en suis sûr, la responsabilité désormais qui leur incombe dans l’animation d’un Parti aux ambitions toujours plus élevées et aux ressources toujours bien modiques.

En voici une de ses contorsions qu’il faudrait que le Parti résolve au plus vite afin de garantir son indépendance. Entre temps doit-il s’appliquer le principe militant et sacrificiel, encore actuel du « faire beaucoup avec peu ».

Camarades, Mesdames et Messieurs

L’intronisation des Comités fédéraux de Brazzaville nous donne l’occasion d’une analyse de la vie du Parti, de la nécessaire cohésion en son sein et particulièrement du rassemblement de toutes ses forces. C’est dans cette quête permanente de cohésion qu’il convient d’inscrire notre dernière initiative de rapprochement avec nos camarades de l’ancien CNSP. Au terme de cet accord de rapprochement, ces camarades acceptent d’intégrer les structures intermédiaires et de base du Parti issues du Congrès extraordinaire de Décembre 2006. Ainsi à Pointe-Noire, Dolisie et à Brazzaville, c’est ensemble que nous organiserons bientôt les journées de réflexion, prélude à la tenue du 2e Congrès ordinaire en Décembre 2010.

Aboutissement normal d’un processus régulier et d’une procédure respectueuse des Statuts, le prochain Congrès de l’U.PA.D.S qui se tiendra à l’orée de ses 20 ans d’âge sera celui de l’enracinement dans les valeurs doctrinales qui devront désormais fonder son unité, orienter son projet et donner un sens plus assumé de son existence au sein de l’U.PA.D.S. Avant d’y arriver, nous devons maintenir cette force de résistance face à un pouvoir dont le rêve est de vouloir réduire nos capacités d’organisation et de mobilisation en le divisant et en l’émiettant.

Pour parvenir à son projet destructeur, le pouvoir s’y emploie sans retenu. Il refuse de jouer son rôle de régulation de la vie politique nationale. Il encourage et soutient la dissidence. Il suscite des actes de déstabilisation contre notre parti par l’usurpation des titres et fonctions, et par le bradage du logo. Et comme couronnement de cette subversion, il apporte à la dissidence son assistance politique et financière, notamment dans la préparation d’un Congrès totalement illégal et illégitime.

Derrière cette honteuse déstabilisation de l’U.PA.D.S, se développe en réalité une stratégie de conservation du pouvoir par tous les moyens, de refus de l’alternance et donc du changement.

La nouvelle espérance et sa fille aînée la municipalisation accélérée, expression du totalitarisme politique, du désastre économique et du recul social sans précédent, font peser sur le pays tout entier les risques d’implosion et de désintégration par le fait de deux facteurs : le chômage et le repli identitaire source de division.

En effet, à 30 voire 40 % du taux de chômage et en l’absence d’une politique de création d’emplois et de richesses et ce, malgré les énormes opportunités, le Congo demeure une bombe à retardement. L’unité nationale, malgré les discours mensongers, demeurent un sujet de vive préoccupation.

Jamais le Congo n’a été aussi divisé. Et dans la fracture nationale constatée, l’armée est certainement l’Institution majeure la plus affectée par cette division. Symbole de la République, une et indivisible et de la Nation rassemblée, l’armée est en effet aujourd’hui l’objet d’une insupportable instrumentalisation. Toutes les unités, toute la chaîne de commandement sont confiées aux seuls membres du clan présidentiel.

L’armée républicaine tant vantée hier dans l’opposition n’est qu’une vue de l’esprit, une véritable chimère. Par ailleurs, cas unique dans notre pays, c’est pendant ce pouvoir que des secteurs d’activités entiers sont fermés à d’autres congolais quelles que soient leurs compétences.Le Congo vivrait-il à l’heure de la préférence clanique ?

Sur un autre registre et pour le respect de nos institutions, comment ne pas s’interroger sur l’activisme politique de Madame Antoinette SASSOU NGUESSO, épouse du Chef de l’Etat. Jamais l’on a vu dans notre pays la première dame quitter son rôle de compagne discrète et respectée du Chef de l’Etat pour se jeter avec panache dans l’arène politique sans titre et fonction. Pourtant c’est le spectacle à grands frais médiatiques que l’on nous offre depuis quelques jours.

Enfin, jamais un Président de la République du Congo n’a été l’objet d’autant d’accusations sur des affaires sulfureuses, criminelles ou délictuelles par la justice que le Gouvernement a, du reste, toutes les difficultés à justifier et à démentir.

En s’arc-boutant sur le prétendu acharnement sur un Chef d’Etat noir et africain ou sur des soi-disant convoitises que susciterait le Congo pour ses richesses, comme ligne de défense, sans opposer au fond le moindre démenti, il demeure dans l’opinion une image écornée de notre Chef, celui qui devrait être hors de tout soupçon.

C’est pour cette raison que l’U.PA.D.S appelle au changement pour redonner à notre pays sa crédibilité extérieure perdue et pour ressouder à l’intérieur les ressorts de la cohésion nationale rompus par une politique consciente de division, de haine et de confusion de rôle.

Cependant, le changement n’est possible que si les conditions d’une élection présidentielle sont justes et transparentes. Ce qui, au stade actuel de sa préparation laisse perdurer le soupçon d’une vaste mascarade destinée à faire élire le Président sortant dont le bilan est loin d’être mirifique comme le vantent les flagorneurs du pouvoir.

A ce sujet, je sais que les militants de l’U.PA.D.S qui ont choisi librement et démocratiquement leur candidat à l’issue d’une procédure régulière ne se laisseront pas intimider par les peurs que l’on distille dans le pays.

Oui, si les conditions minimales de transparence et d’équité ne sont pas obtenues d’ici le scrutin, ils n’accepteront pas de jouer le lièvre électoral. Faut-il encore que le Parti se prononce objectivement sur le contenu de ce que doivent être ces conditions minimales de transparence.

En tous les cas, l’absence à la concertation politique que le pouvoir a malheureusement transformée en monologue ne peut, elle seule, constituer une raison de non participation à l’élection présidentielle.

Sur cette question, l’U.PA.D.S en accord avec ses alliés, recherchera le moment venu avec détermination et lucidité la position la plus réaliste et la moins compromettante afin de ne pas plonger dans une profonde déception et dans une impasse les nombreux militants et les électeurs anonymes décidés à sanctionner le Président sortant dont le bilan est si controversé et qui n’a pas de projet pour notre futur.

Comment terminer ce message sans relever cette absurdité qui tend à faire croire que nous sommes une opposition radicale pour avoir boycotté la Concertation. Bien au contraire, la radicalité se trouve du côté de ceux qui, pour revenir au pouvoir ont pris les armes et jeter le pays dans l’horreur et la violence.

Aujourd’hui bien que vêtus d’oripeaux de paix, personne n’ignore leur réelle nature. C’est le moment de les bouter hors du pouvoir et de redonner à notre peuple la joie de vivre dans un pays uni, fraternel et respectueux des libertés.

Je vous remercie

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