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CONFERENCE DE PRESSE de Ange-Edouard POUNGUI à Pointe-Noire le 02 mars 2009

Posté par aep1 le 3 mars 2009

                                                               Mesdames et Messieurs, Distingués invités, 

angeedouardpoungui.jpgIl y a un peu plus de trois mois, j’ai été désigné par l’assemblée délibérante de mon parti, l’U.PA.D.S., comme candidat à l’élection présidentielle de juillet 2009, au terme de primaires transparentes, pluralistes et inclusives. Ce qui constitue une innovation dans un pays plutôt habitué à l’auto- proclamation. 

Depuis lors, j’ai pris l’engagement de voyager à l’intérieur comme à l’extérieur, pour écouter et échanger. C’est dans le cadre de cette démarche que j’ai décidé après Brazzaville, de venir dans la ville océane, Pointe-Noire, par ailleurs capitale économique de notre pays, où j’ai passé six ans de ma scolarité secondaire. Pointe-Noire ville martyre, meurtrie par les pénuries chroniques d‘eau et d’électricité, expression caricaturale de la mal gouvernance et de l’injustice dans la redistribution de la manne pétrolière produite pourtant ici ! Pointe- Noire donne tout au Congo et, en retour, elle n’a que les miettes avec en prime la pollution. En effet, nos côtes, nos  terres cultivables et nos villages sont souillés tandis que notre ville est jonchée de sachets plastiques. La coquette capitale du Moyen Congo est complètement défigurée. Elle est devenue par ailleurs la vitrine de la corruption, de l’affairisme triomphant et des passe-droits en tous genres qui font que les fortunes y naissent soudainement. Ici tout ce qui brille appartient à la famille régnante ou à ses courtisans. Jamais l’expression « cordonnier mal chaussé » n’a été aussi vraie et juste appliquée aux ponténégrins ! Malgré tout, Mesdames et Messieurs, je reste convaincu que le réveil du Congo partira d’ici. A cet égard, des signaux allant dans ce sens se multiplient et Pointe-Noire est en train de retrouver sa tradition de frondeuse et son rôle d’aiguillon de la vie politique nationale. En effet, qui a oublié que ce sont les grèves déclenchées ici en 1990 qui ont permis l’accouchement de la Conférence nationale souveraine ? Qui n’a pas vu récemment la marche des femmes soutenues par les religieuses avec des bidons jaunes vides, crier leur exaspération face à la pénurie chronique d’eau ? Qui n’a pas vu les taximen de la capitale économique s’arrêter de travailler en signe de protestation contre les rackets des agents de la voie publique et tout à la fois contre la hausse du prix et les pénuries du carburant ? Qui n’a pas vu la réception réservée aux plus hautes autorités de l’Etat par les ponténégrins, lors des obsèques du très regretté président Jean Pierre Thystère Thicaya à qui je rends par ailleurs, un vibrant hommage pour avoir puissamment contribué à l’avènement de la démocratie dans notre beau pays ? 

C’est le moment pour l’UPADS de donner une réponse à toutes ces angoisses légitimes des ponténégrins et des habitants du Kouilou, et au-delà, à tous les Congolais gagnés par le désespoir et la fatalité. L’UPADS le fera avec les autres forces politiques de l’opposition aujourd’hui regroupées au sein du Front des partis de l’opposition. La nouvelle configuration politique nationale issue des états généraux de l’opposition tenus à Brazzaville du 20 au 22 février 2009 est le point de départ de la stratégie d’alternance voulue par l’ensemble de notre peuple. Notre parti y prendra toute sa part, elle qui a jusqu’ici  joué avec dignité et responsabilité son rôle d’opposant. 

Mesdames, Messieurs, chers invités, 

La réponse aux attentes de notre peuple passe nécessairement par l’instauration d’un Etat impartial et solidaire, et une décentralisation hardie et conviviale. Dans ce contexte nouveau, Pointe-Noire et le Kouilou recevront de la nation la part qui leur revient, comme le réclame à juste raison l’association animée par notre sœur ainée, madame Aimée Gnali Mambou. J’affirme ma ferme volonté d’automatiser le paiement régulier des pensions, d’instaurer progressivement un système d’assurance maladie accessible même aux couches sociales les plus modestes, d’offrir de vraies perspectives à notre jeunesse afin de la réconcilier avec la nation, de réaliser des investissements publics dans le domaine des infrastructures de base obéissant non pas aux intérêts des individus qui perçoivent d’énormes pots de vin tout en fermant les yeux sur les surcoûts et la qualité des travaux. Dans cet esprit, je ressusciterai le projet du barrage du Kouilou, initié par le président Fulbert Youlou, relancé par le président Pascal Lissouba, aujourd’hui aux oubliettes. De même manière je m’engage, dans un souci de transparence et de moralité, à ne pas recourir aux prêts gagés qui sont contractés dans l’opacité la plus totale. C’est pour avoir dénoncé courageusement cette pratique, pourtant proscrite par la Conférence nationale souveraine, que votre confrère Bruno Ossébi a sans doute péri avec toute sa famille dans un incendie mystérieux. 

L’Etat de droit qui est l’autre visage de l’Etat impartial vaincra l’impunité et l’injustice, et garantira le respect du principe de l’égalité de tous devant la loi, tandis que la méritocratie sera le critère fondamental dans le déroulement des carrières et l’accession aux fonctions administratives et politiques. L’UPADS sait que le pouvoir en place prépare minutieusement la fraude pour opérer un nouvel hold-up électoral dans quatre mois pour se maintenir. La révision des listes électorales est un écran de fumée destiné à abuser l’opinion internationale en même temps qu’il accuse l’opposition de préparer la guerre, lorsque cette dernière réclame un recensement administratif spécial pour déterminer le corps électoral ainsi qu’une commission électorale véritablement indépendante pour organiser les élections. Pendant que nous invitons le pouvoir au dialogue qui est la seule arme qui ne tue pas afin d’organiser des élections apaisées, le pouvoir qui a le monopole de la paix achète des armes et menace les populations qui ne lui sont pas favorables de repartir dans les forêts si elles persévèrent dans leur choix politique. 

Ces accusations miroir et ces intimidations sont la marque de fabrique des régimes totalitaires qui sont devenus anachroniques après l’effondrement du mur de Berlin et l’arrivée de Barack Obama à la tête des Etats-Unis d’Amérique. 

Chers compatriotes, 

C’est le moment de jeter la peur dans l’océan, de reprendre courage afin de reprendre votre destin en main. Je suis venu dire aux ponténégrins, et à travers eux à tous les Congolais, ma détermination d’opérer de façon pacifique et démocratique le changement, non pas un changement des hommes, mais surtout un changement de système pour permettre à notre pays de respirer et de renaître. Enfin, Pointe-Noire a déjà vu accoster, Mesdames, Messieurs, le navire-amiral de « la nouvelle espérance » : la municipalisation accélérée. Dressons-en le bilan ! Traçons ensemble les perspectives. Je me soumets à présent, volontiers, au feu roulant de vos questions. 

Je vous remercie 

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