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Conférence de presse de Ange Edouard POUNGUI à Brazzaville

Posté par aep1 le 18 février 2009

Candidat à la  Présidentielle de 2009    

Ange-Edouard POUNGUI Face à la Presse              

 ——— Brazzaville le 16 Février 2009 ——- 

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Mesdames et Messieurs de la presse nationale et internationale,        

 Chers invités, 

A chaque chose son temps, et le moment d’un échange fécond et sincère, je l’espère déjà, entre vous et moi, est arrivé.

C’est le moment de faire  une mise au point sur toutes nos préoccupations, partagées ou non. 

Mesdames et Messieurs, 

Je suis  hanté par un espoir de changement. 

L’extrait ci-après, de ma lettre de démission  du Parti Congolais du travail (PCT), adressée au Président du Comité Central le 28 novembre 1990 en est parfaitement éloquente à cet égard : 

Voici ce que j’écris en effet à cette époque : 

« …Pour ma part, je ne suis plus en disposition de cautionner de telles pratiques et surtout de continuer de faire partie d’un système pétri de culture monopartiste et qui se montre notoirement réfractaire à tout changement et organise  de fait, la résistance à toute velléité de rénovation et d’alternance …   ….Je suis pour le changement, je continuerai par conséquent mon combat pour le rétablissement de notre peuple souverain dans ses droits. Voilà pourquoi, je réaffirme mon attachement à l’idée de convocation d’une Conférence Nationale, comme seul cadre où pourrait se réaliser un consensus national,  autour du processus de démocratisation de la vie politique nationale …». 

Comme vous pouvez le constater, mesdames et messieurs, cet engagement pris il  y a dix neuf ans (19 ans), demeure historiquement, le point de départ de ma rupture totale avec un système politique forgé au fil des décennies, à travers la pensée unique et totalitaire, système incarné à l’époque et encore aujourd’hui, par le Parti Congolais du Travail (PCT), dans le rejet systématique des valeurs   du pluralisme, de tolérance, de démocratie véritable, de solidarité, de paix, de liberté fondamentale, de transparence, de bonne gouvernance. 

Comme nous le savons tous, mesdames et messieurs,
la Conférence Nationale Souveraine s’était bien tenue en 1991, mais si le renouveau démocratique exprimé par elle, avait consacrée la fin de la pensée unique et l’émergence d’une nouvelle ère de pluralisme politique, il n’a toujours pas permis  l’assainissement des mœurs politiques. La lutte des idées se déroule encore et toujours dans l’intolérance et le non respect manifeste de soi et d’autrui. 
Aujourd’hui encore, je suis de plus en plus conforté dans ma vision politique de la démocratie avec l’espoir de changement qui inonde l’état le plus puissant de la planète, j’ai cité les Etats-Unis d’Amérique (USA) dont le locataire de
la Maison Blanche est de nos jours, un noir ! 
Cela n’a été possible dans ce pays mythique que grâce aux vertus et aux délices de la démocratie. 

Au niveau de notre continent l’Afrique, qui offre encore le spectacle dégradant de tripatouillage de constitutions pour maintenir certains chefs d’Etat africains scotchés à leurs fauteuils, tout autant que l’on y voit des gagnants d’élections prêter serment devant des perdants, à l’exemple du Zimbabwe, et du Kenya, je suis fort heureusement conforté   par l’exemple du Ghana, dont le peuple a librement  choisi son Président, à la suite d’élections libres et transparentes.  Enfin, ma vision de la politique me permet de prendre encore date aujourd’hui, et d’affirmer que la soif ou le besoin universel de démocratie des peuples modernes prendra le dessus sur la régression fatale des mœurs politiques, que certains dirigeants opposent cyniquement et avec mépris à leurs compatriotes.   

Mesdames et messieurs,

  Cette conférence de presse se tient un mois et demi après la fin de l’année 2008, qui a été marquée par un enchaînement de crises dont l’une entraînait l’autre, et celle d’un pays se répercutait sur l’autre. 

Les progrès accomplis ce dernier siècle ont transformé notre monde en un village planétaire, et la crise financière née aux USA est devenue une crise mondiale.  Un bémol a cependant été introduit dans le fonctionnement néolibéral dominant, et la responsabilité de la puissance publique dans le système de régulation a trouvé des partisans, qui y étaient traditionnellement opposés.   Sur le plan économique, le monde subit une sévère crise économique et financière  qui risque de se transformer en récession mondiale, et nous devons faire nôtre, l’inquiétude qui s’empare du monde, afin d’y faire face en toute responsabilité.  Pour notre  pays le Congo, le constat est que depuis 1998, le prix du pétrole n’a cessé de s’envoler de 16 $ à 150 $ en 2008, tandis que la production pétrolière congolaise n’a cessé de croître. 

Ces données qui auraient du se traduire par une amélioration significative des conditions de vie des Congolais, se sont au contraire matérialisés sur le terrain par: 

 *      une baisse constante de possibilités d’accès à un minimum de confort,

 *     un état de délabrement avancé des infrastructures urbaines et de l’équipement national, 

*      des pénuries endémiques d’eau et d’électricité, 

*      la ruine de la dignité humaine. Ce triste constat est fait en ces débuts d’année 2009, année vous vous en doutez, d’une élection majeure, capitale : l’élection présidentielle bien évidemment. Ce début d’année, comme je le disais tantôt,  nous impose une sévère et responsable réflexion sur l’avenir de notre beau pays le Congo. 

Il est profondément malade et il nous appartient d’apporter les changements  qui vont le ramener à la vie.  Qui d’entre vous et nous, en effet, ne perçoit pas l’écho insoutenable des souffrances populaires qui jaillissent de nos villes comme de nos différentes régions et villages ? 

Sur le plan politique, c’est le moment de saisir l’annonce de l’élection présidentielle au cours de cette année 2009, pour imprimer un nouveau départ. Notre combat sera axé sur une exigence inlassable de démocratie. 

C’est le moment d’exiger : 

*  un recensement administratif, permettant de déterminer  au plus juste, le corps électoral 

* et, l’instauration d’une commission électorale paritaire et réellement indépendante. 

A ce combat, nous associons de toute évidence, l’irréversibilité  de la démocratie pluraliste et la pacification réelle du débat politique, tout en évitant les dérives. C’est ainsi, qu’il nous faut : 

*     garantir le caractère national et républicain de nos forces armées ;

 *      assainir les finances publiques, aujourd’hui vampirisées dans des circuits occultes et  obscurs ; 

*     créer des emplois ; 

*      diversifier l’attelage productif de notre économie ; 

*     mettre en œuvre une véritable décentralisation ; 

*     inscrire notre jeunesse dans l’avenir, avec l’espoir de l’ouvrir au monde ; 

*     et enfin, doter nos chercheurs d’un outil et des moyens qui les remettent  dans la course dont ils ont été écartés avec mépris ! 

Vous l’avez compris, mesdames et messieurs, Je m’engage dans le combat de l’élection présidentielle, pour redonner au peuple congolais, la démocratie et la dignité. 

Ce combat s’inscrit  dans la constance de ma vision politique exprimée, je vous l’ai dit plus haut, dix neuf ans plus tôt. Ainsi donc, mon devoir de citoyen de ce pays meurtri, et d’ancien dirigeant, vous en convenez, ne peut me laisser encore longtemps indifférent au sort que la classe politique congolaise dans sa globalité, inflige injustement à notre peuple. 

Cette responsabilité historique devant laquelle je ne me disculpe point, loin s’en faut, exalte mon désir d’entreprendre tout ce qui peut concourir à la réalisation des idéaux de démocratie, de paix, d’unité et de progrès. Cependant, 

Mesdames et messieurs de la presse,

 *     Qui de vous ignore encore les multiples manœuvres frauduleuses orchestrées par le pouvoir, pour piper les dés destinés à la compétition en vue ? 

*     Qui d’entre vous détient, connaît et donc, peut nous produire ou nous fournir avec exactitude, les résultats officiels du recensement général de la population et de l’habitat, pourtant réalisé  avec l’appui de la communauté internationale d’une part, ainsi que ceux de la révision extraordinaire et unilatérale des listes électorales, effectuées ces dernières années d’autre part ! Mon questionnement est motivé par le souci de maîtrise du corps électoral qui départagera les différents compétiteurs. 

C’est le moment de rappeler que la démocratie, par essence, consacre le Gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple.

Mesdames et messieurs de la presse, chers invités, 

Les Grands électeurs, membres du Conseil National de notre Grand Parti, l’Union Panafricaine pourla Démocratie Sociale (UPADS), réunis en session extraordinaire les 30 Novembre et 1er décembre 2008, dans leur écrasante majorité, avaient porté démocratiquement leur choix, sur ma modeste personne, pour mener le combat  de l’élection présidentielle de 2009. 

Je mesure la délicatesse de ma mission, qui se confond en même temps, avec le destin existentiel d’un parti, créé par un Grand Homme, le Professeur Pascal LISSOUBA, ce Grand Homme qui est maintenu injustement et arbitrairement en exil. 

Je réalise aussi le poids de ma responsabilité dans un rôle hautement symbolique, inimaginable à mon niveau, si le Président Pascal LISSOUBA, ce Grand Homme charismatique, jouissait paisiblement et normalement de tous ses droits. Mesdames et messieurs 

Vous savez que le Président Pascal LISSOUBA, Président démocratiquement élu dans ce pays, est la victime principale, et  la manifestation  honteuse de l’intolérance du pouvoir issu du putsch d’octobre 1997, qui distribue sous fond d’allégeance, des amnisties sélectives. A ce sujet, ma quête permanente de réconciliation nationale non altérée par l’exil, a déjà fait l’objet d’une lettre ouverte adressée à Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, le 15 février 2005. 

Enfin, mesdames et messieurs, ne pas avoir à choisir librement ses dirigeants, plonge le peuple congolais dans un profond désespoir. Des intimidations et menaces de toutes sortes fermentent ce désespoir et aggravent le dégoût du peuple congolais vis-à-vis des acteurs  politiques. 

Le défaut d’offre d’une alternative crédible, précipite la mort de la démocratie congolaise.

 L’Union Panafricaine pourla Démocratie Sociale (UPADS), avec le soutien du peuple congolais, mesdames et messieurs, doit relever ce défi et utilisera tous les moyens légaux pour obtenir une élection transparente, juste et équitable. 

A défaut, tout autant que mon parti et toutes les autres forces démocratiques, nous pensons qu’aucune élection n’est possible dans ces conditions. Pour ma part, c’est le moment de répéter que je ne saurais trahir le peuple congolais, mon parti et mes convictions en me prêtant à un rôle de « faire valoir ».   

A présent, mesdames et messieurs, je me prête volontiers à vos questions.                                             

Je vous remercie.         

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